L’ablation d’une sonde urinaire à demeure consiste à dégonfler le ballonnet qui maintient la sonde dans la vessie, puis à extraire délicatement le dispositif par l’urètre. Ce geste intervient à la fin de l’indication du sondage vésical et en cas de complication (obstruction, infection, ballonnet non fonctionnel).

Ce geste peut exposer le patient à une rétention aiguë d’urine (RAU) secondaire, à un saignement, à une infection urinaire et à une incontinence transitoire.

Ce guide détaille les indications, la technique de retrait de la sonde urinaire chez l’homme et la femme, la surveillance post-ablation et la conduite face aux complications.

Étudiant(e)s en soins infirmiers et infirmier(e)s diplômé(e)s d’État y trouveront les repères pour sécuriser le soin, en établissement de santé comme à domicile.

Cadre réglementaire de l’ablation d’une sonde urinaire 

L’ablation d’une sonde vésicale à demeure relève du rôle propre de l’infirmier(e) diplômé(e) d’État depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté du 26 juin 2026 (art. 1, III).1

L’infirmier(e) peut donc retirer une sonde urinaire dans le cadre de son rôle propre, sans prescription médicale obligatoire de l’acte lui-même. La décision d’ablation reste toutefois encadrée par un protocole de service ou une concertation avec le médecin, en fonction du contexte clinique.

L’infirmier(e) est également autorisé(e) à renouveler la prescription des sondes vésicales à demeure (arrêté du 26 juin 2026 relatif aux produits de santé et examens complémentaires prescrits ou renouvelés par les infirmiers diplômés d’État, art. 1, V, 3, d).2

Indications de l’ablation d’une sonde urinaire 

Une sonde urinaire à demeure doit être retirée dès que son indication disparaît ou lorsqu’une complication impose son retrait et/ou son remplacement.

Le retrait de la sonde peut intervenir à différents moments du parcours de soins et l’infirmier(e) participe à la prise de cette décision au sein de l’équipe soignante, à partir d’une évaluation clinique quotidienne du patient.

Sonde urinaire : aide à décider quand retirer ou remplacer le dispositif selon le drainage vésical.

Retrait de la sonde lors de la résolution de l’indication initiale 

La sonde vésicale doit être retirée dès que le drainage n’est plus nécessaire. Cette situation concerne notamment la fin d’un drainage périopératoire comme lors d’une chirurgie pelvienne, d’une césarienne programmée ou d’une anesthésie générale supérieure à 3 heures.3

Dans les suites d’une RAU, l’ablation intervient après le traitement du facteur précipitant, qu’il s’agisse d’un fécalome, d’une constipation sévère, d’une infection ou d’une cause médicamenteuse.4

Infection urinaire liée au dispositif 

L’infection urinaire associée aux soins (IUAS) symptomatique liée à la sonde impose le retrait ou le changement du dispositif.5 En revanche, la colonisation bactérienne, presque constante après un mois de sondage6, ne constitue pas une indication de retrait.

Le diagnostic combine des critères cliniques (hyperthermie ou hypothermie, hypotension, altération de l’état de conscience) et un ECBU (prélevé sur la sonde urinaire), avec un seuil de bactériurie fixé à 10⁵ UFC/mL.5 Les micro-organismes forment un biofilm à la surface de la sonde, que l’antibiothérapie ne suffit pas à éliminer. L’ablation ou le remplacement du dispositif est donc nécessaire pour traiter efficacement l’infection.

Le changement de sonde est également recommandé en cas de bactériurie documentée avant une chirurgie urologique programmée, pour réduire le risque infectieux.5.7

Si le drainage vésical reste indispensable, le changement complet de la sonde et du sac collecteur intervient 24 heures après le début d’une antibiothérapie.5

La physiopathologie et les mesures pour prévenir les IUAS sont détaillées dans notre guide sur la sonde urinaire à demeure.

Remarque : 3

Des urines troubles, foncées ou malodorantes, en l’absence de signes cliniques associés, ne suffisent pas à évoquer une infection urinaire. Elles peuvent notamment être liées à une concentration des urines en cas d’apports hydriques insuffisants. Certains aliments médicaments peuvent également modifier l’aspect des urines (coloration rouge-orangée avec la rifampicine). Une réévaluation de l’hydratation est alors indiquée, sans retrait ni remplacement systématique de la sonde.

Obstruction ou rupture du système clos 

Deux situations mécaniques imposent le changement immédiat de la sonde : 5

  • Obstruction de la sonde : une obstruction confirmée compromet le drainage vésical et impose le changement complet du dispositif.

  • Rupture du système clos : toute désadaptation entre la sonde et le sac collecteur contamine le circuit et impose le changement complet du matériel.

Remarque : 7

La fuite autour de la sonde figure parmi les indications de remplacement. En pratique, elle est généralement liée à une obstruction de la sonde ou à une perte progressive du volume du ballonnet.

Réévaluation quotidienne de la nécessité du sondage 

La réévaluation quotidienne de la pertinence du drainage vésical est une recommandation de premier ordre.5 Elle guide la décision de retrait au fil du parcours de soins et limite l’exposition inutile au dispositif.

Deux points structurent cette démarche au quotidien : 3

  • Proscription des sondages « de confort » : l’incontinence urinaire isolée n’est jamais une indication de sondage à demeure.

  • Recherche d’alternatives plus sûres : selon le contexte clinique, le sondage évacuateur ou l’utilisation d’un étui pénien chez l’homme peuvent constituer des alternatives, plus sûres, au sondage à demeure. 

Il n’existe pas de calendrier de changement programmé de la sonde. En revanche, la durée maximale de maintien fixée par le fabricant doit être respectée.5

Cette durée varie selon le matériau : généralement moins de 7 jours pour le latex, jusqu’à 15 jours pour le latex enduit et jusqu’à 6 semaines pour le silicone. Se référer systématiquement à la notice du dispositif utilisé. 

Matériel nécessaire pour l’ablation d’une sonde urinaire 

Préparer le matériel nécessaire au retrait et vérifier l’intégrité des dispositifs à usage unique avant le soin. 

CatégorieMatériel
Hygiène du/de la soignant(e)Solution hydroalcoolique (SHA), tablier à usage unique, gants non stériles.
Protection du litProtection absorbante ou champ non stérile.
Toilette intime (si non réalisée en amont)Gant de toilette à usage unique, eau, savon doux, serviette propre.
Vidange du sac collecteurBocal à urines ou récipient gradué.
Retrait de la sondeSeringue vide de 10 mL, ou d’un volume adapté au ballonnet (indiqué sur la sonde).
Surveillance de la reprise mictionnelleUrinal gradué, étui pénien ou bassin, fiche de surveillance des mictions.
Élimination des déchetsFilière adaptée selon le protocole du service.
Matériel retrait sonde urinaire : gants, gel hydroalcoolique et seringue vide pour préparer le soin.

Retrait de la sonde urinaire étape par étape 

L’ablation d’une sonde urinaire à demeure se déroule en quelques minutes. Le geste combine la préparation du patient, le dégonflage du ballonnet et l’extraction contrôlée de la sonde par l’urètre. Chaque étape suit une logique précise pour garantir la sécurité et le confort du patient.

Préparation du patient avant le retrait de la sonde 

  • Informer le patient : le patient est informé du déroulé du geste, de sa durée et de la surveillance qui suivra. Le patient est informé qu’une gêne ou une douleur transitoire peut survenir lors du retrait, notamment au passage du ballonnet dégonflé dans l’urètre (en particulier chez l’homme).8 Le patient est prévenu qu’il devra uriner dans un urinal ou un bassin dès la première miction.

  • Planifier le geste : le retrait est souvent programmé le matin, pour disposer d’un recul suffisant dans la journée afin de surveiller la reprise des mictions, quantifier les volumes urinés et mesurer les résidus post-mictionnels.9 

La revue Cochrane 2021 suggère qu’un retrait tard le soir pourrait réduire le risque de resondage par rapport à un retrait tôt le matin, mais les données proviennent principalement de patients opérés, notamment de chirurgies urologiques, et le niveau de certitude est faible.10

  • Réaliser une toilette génito-urinaire : une hygiène génito-urinaire habituelle à l’eau et au savon doux est suffisante, sous la responsabilité de l’infirmier(e), en collaboration avec l’aide-soignant(e).7 Si les soins d’hygiène n’ont pas été réalisés récemment ou si la région génitale est souillée, une toilette est effectuée avant le retrait de la sonde. 

  • Alpha-bloquant chez l’homme avec hyperplasie bénigne de la prostate : un alpha-bloquant est généralement administré 48 à 72 heures avant le retrait.4 Selon une revue systématique Cochrane avec méta-analyse, les alpha-bloquants administrés avant le désondage (sur prescription médicale) augmentent les chances de reprise mictionnelle et réduisent le risque de nouvelle RAU.11

Remarque :

La rééducation vésicale par clampage de la sonde avant retrait n’est pas recommandée.5 Chez les patients sondés depuis sept jours ou moins, cette pratique augmente le risque d’IUAS et allonge le délai avant la première miction, en comparaison avec le drainage libre.12 

Procédure de retrait de la sonde urinaire 

En pratique, le geste s’effectue le plus souvent au lit, en décubitus dorsal ou en position demi-assise, pour la facilité d’accès au méat urinaire et la protection contre les écoulements. Toutefois, le retrait peut également être réalisé au fauteuil, sans contre-indication particulière.

Avant le retrait, vider la poche collectrice facilite la manipulation, limite la traction sur l’urètre et permet de comptabiliser la dernière diurèse avant de retirer la sonde. La technique de vidange du sac collecteur est détaillée dans le guide sur le sondage vésical à demeure.

  1. Avant le retrait

  • Effectuer une hygiène des mains par friction hydroalcoolique (FHA) en respectant les étapes recommandées, pour une durée minimale de 20 à 30 secondes.13

  • Installer le patient dans la position déterminée par le soignant (décubitus dorsal, demi-assis ou au fauteuil), en concertation avec lui et en préservant son intimité et son confort.

  • Retirer le dispositif de fixation de la sonde (généralement sur la cuisse ou le bas de l’abdomen chez l’homme).

  • Installer une protection absorbante sous les fesses du patient.

  • Effectuer une nouvelle FHA, enfiler un tablier à usage unique et des gants non stériles.

  1. Dégonflage du ballonnet et retrait de la sonde urinaire
Dégonfler ballonnet sonde urinaire : étapes pour connecter, attendre, aspirer et comparer le volume.
  • Introduire la seringue vide dans la valve du ballonnet (voie secondaire généralement identifiable par une embase de couleur différente).

  • Laisser le piston reculer spontanément sous la pression interne du ballonnet, sans exercer d’aspiration active (pour éviter la formation de plis au niveau du ballonnet).8

  • Comparer le volume récupéré au volume de gonflage tracé dans le dossier du patient ou indiqué sur la sonde.

  • Retirer doucement la sonde pendant l’expiration du patient, d’un geste lent et contrôlé, en surveillant sa tolérance.8

Point de vigilance : 8

En cas de dégonflage incomplet ou de résistance au retrait : ne pas forcer et interrompre le geste (risque de traumatisme urétral). Vérifier que le ballonnet est complètement dégonflé. Une difficulté de dégonflage peut notamment être liée à une valve défectueuse ou à une obstruction du canal du ballonnet. Si la difficulté persiste, prévenir le médecin afin d’adapter la conduite à tenir.
  1. Après le retrait

  • Vérifier l’intégrité de la sonde et du ballonnet afin de s’assurer qu’aucun fragment ne manque.

  • Observer le méat urinaire : absence de saignement, de douleur ou d’écoulement anormal.

  • Éliminer les déchets dans la filière adaptée.

  • Retirer les gants et le tablier.

  • Réaliser une nouvelle friction hydroalcoolique.

  • Tracer le retrait dans le dossier de soins :
    • Heure.
    • Tolérance (douleur).
    • Aspect du méat (saignement, irritation)
    • Volume aspiré du ballonnet.
    • Volume d’urines comptabilisé avant l’ablation.

Une fois la sonde retirée, la vigilance de l’infirmier(e) se poursuit afin de s’assurer de la reprise d’une miction spontanée et d’identifier précocement toute complication post-ablation.

Surveillance et complications après l’ablation d’une sonde vésicale

Après l’ablation d’une sonde vésicale, la surveillance clinique permet de s’assurer de la reprise des mictions et de repérer les complications éventuelles. 

Surveillance de la reprise mictionnelle 

La surveillance permet de confirmer une reprise mictionnelle spontanée efficace et de repérer précocement un globe vésical ou une RAU secondaire.

  • Recueil et quantification des mictions : le patient urine dans un urinal, un bassin ou un dispositif de recueil gradué et prévient l’infirmier(e) après chaque miction. Le volume uriné est quantifié et tracé dans le dossier de soins.

  • Recherche d’un globe vésical : l’infirmier(e) surveille l’apparition d’une vessie volumineuse à la palpation. Une envie pressante douloureuse sans miction possible constitue un signe évocateur de RAU.4

  • Bladder scan sur signe clinique : en cas d’absence de miction ou de suspicion de globe, un bladder scan permet de mesurer le volume vésical et de confirmer ou d’infirmer une RAU.8 Cette évaluation relève du rôle propre de l’infirmier(e). Les seuils d’interprétation et l’arbre décisionnel selon le volume mesuré sont détaillés dans notre guide sur le bladder scan.

  • Symptômes urinaires après le retrait : une dysurie, une pollakiurie, une urgenturie ou des fuites urinaires peuvent survenir transitoirement après l’ablation de la sonde.8 Leur persistance ou leur aggravation nécessite une réévaluation clinique. 

Remarque : 4

L’Association Française d’Urologie (AFU) recommande de mesurer systématiquement le résidu post-mictionnel (RPM) au bladder scan après chaque miction, avec l’objectif d’atteindre au moins 3 mictions et 3 mesures sur la journée pour valider l’épreuve de désondage. Cette rigueur permet de dépister les rétentions chroniques silencieuses. 

En pratique, la disponibilité du bladder scan et l’organisation du service conduisent souvent à privilégier une mesure sur signe clinique évocateur d’une RAU. Cette adaptation dépend du protocole de service. 

Dépistage d’une IUAS dans les 7 jours après le retrait 

Une IUAS peut survenir en présence d’un dispositif urinaire ou dans les 7 jours suivant son retrait. La vigilance de l’infirmier(e) reste identique pendant cette période.5

Après le retrait, la persistance de signes locaux (miction douloureuse, pollakiurie ou douleur sus-pubienne) doit faire évoquer une IUAS.5

Stimuler la reprise mictionnelle après le désondage 

Plusieurs mesures non médicamenteuses peuvent faciliter la reprise mictionnelle après désondage. Une revue systématique de 2019 a évalué leur efficacité dans le contexte de la rétention urinaire postopératoire.14

  • Mobilisation précoce : favoriser la mobilisation dès que l’état du patient le permet et l’accompagner aux toilettes si possible. Cette mesure est associée à une réduction de la rétention urinaire postopératoire.14

  • Hydratation : maintenir une hydratation régulière et adaptée aux besoins du patient. L’AFU recommande 1,5 à 2 L d’eau entre 8 h et 17 h.4 Éviter de forcer les apports hydriques dans le seul objectif de provoquer une miction : des données de faible niveau de preuve suggèrent qu’un apport oral important après une intervention pourrait favoriser la rétention urinaire.14

  • Chaleur sus-pubienne : en cas de difficulté à uriner sans globe avéré, l’application de chaleur sur la région sus-pubienne (compresses chaudes, bouillotte) peut être proposée. La revue rapporte un bénéfice sur la résolution de la rétention urinaire postopératoire, mais cette donnée repose sur un seul essai randomisé.14

  • Calendrier mictionnel : chez le sujet âgé, la tenue d’un calendrier mictionnel (horaire, volume, épisodes de fuites) aide à objectiver la reprise et la continuité mictionnelle. Cet outil facilite le dépistage précoce d’anomalies (rythme, volumes anormaux, incontinence) et guide la conduite à tenir.

D’autres approches non médicamenteuses ont été évaluées, mais ne peuvent pas être recommandées en pratique courante, faute de preuves suffisantes (stimulation du nerf tibial postérieur, caféine, rayonnement infrarouge, électroacupuncture).14

Remerciements

Nous tenons à remercier Isabelle BATAILLE (cadre de santé et formatrice en IFSI), Aude PALLIER (formatrice et référente en santé), Marielle LABORDE (formatrice en santé), Badia JABRANE (directrice pédagogique) et Carole PALLARES (infirmière hygiéniste) pour leur relecture et leur contribution à la qualité pédagogique des contenus.  

Chez Réussis ton IFSI, nous nous engageons à proposer des contenus fiables et conformes aux recommandations en vigueur. En complément de l’expertise de notre équipe, nous sollicitons des professionnel(le)s extérieur(e)s qualifié(e)s qui enrichissent nos articles de leur regard clinique. 

Sources

  1. Ministère de la Santé (2026). Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d’État.
  2. Ministère de la Santé (2026). Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’État sont autorisés à prescrire ou à renouveler.
  3. CPias/CRAtb (2025). Infections urinaires & sondage vésical.
  4. Association française d’urologie (2024). Épreuve de désondage pour les professionnels de santé.
  5. AFU, SF2H, SPILF (2015). Révision des recommandations de bonne pratique pour la prise en charge et la prévention des Infections Urinaires Associées aux Soins (IUAS) de l’adulte.
  6. Kulbay, A., Joelsson-Alm, E., Amilon, K. & Tammelin, A. (2024). Asymptomatic bacteriuria and urinary tract infection in geriatric inpatients after indwelling urinary catheter removal: a descriptive two-centre study. Infect. Prev. Pract. 6, 100411.
  7. SF2H (2025). Le sondage urinaire : quand ? Pourquoi ? Comment ?
  8. EAUN (2024). Indwelling catheterisation in adults – Urethral and suprapubic – APPENDICES.
  9. Association française d’urologie (2025). Protocole d’ablation de sonde vésicale.
  10. Ellahi, A. et al. (2021). Strategies for the removal of short-term indwelling urethral catheters in adults. Cochrane Database Syst. Rev. 2021, CD004011.
  11. Fisher, E., Subramonian, K. & Omar, M. I. (2014). The role of alpha blockers prior to removal of urethral catheter for acute urinary retention in men.
  12. Ma, S., Gu, J. & Fan, X. (2023). Need to clamp indwelling urinary catheters before removal after different durations: a systematic review and meta-analysis. BMJ Open 13, e064075.
  13. SF2H (2023). Les étapes de la friction hydro-alcoolique.
  14. Jackson, J. et al. (2018). Systematic review of interventions for the prevention and treatment of postoperative urinary retention. BJS Open 3, 11–23.