Pour 53,4 % des consultations d’urgence, l’analyse d’un gaz du sang (GDS) modifie directement la prise en charge thérapeutique du patient.1 Cet examen biologique est l’un des plus riches en informations cliniques. Il permet d’évaluer simultanément l’état d’oxygénation tissulaire, la qualité de la ventilation alvéolaire et l’équilibre acido-basique du patient. 

Pourtant, son interprétation est complexe : une diminution du pH, une élévation de la PaCO2 ou une modification du bicarbonate doivent être analysées de manière systématique pour identifier le déséquilibre sous-jacent et en comprendre la cause.

L’interprétation d’un GDS fait partie des compétences de tout infirmier et toute infirmière : chaque IDE doit être capable de repérer rapidement une anomalie dans un résultat, d’en reconnaître l’indication afin d’alerter le médecin et de contribuer à une prise en charge adaptée.

Dans ce guide, vous trouverez des tableaux de référence mis à jour, les profils gazométriques les plus fréquents, une méthode simple en quatre étapes pour interpréter plus facilement le résultat d’un gaz du sang ainsi que les valeurs d’alerte à transmettre immédiatement au médecin.

Vous découvrirez également les normes actualisées des principaux paramètres gazométriques, afin de pouvoir les comparer et les apprécier dans le contexte clinique.

Pour une approche plus globale, reportez-vous d’abord à notre article sur le prélèvement artériel, qui détaille le choix du site, l’asepsie, le test d’Allen, la ponction ainsi que les étapes essentielles à la bonne réalisation de ce geste technique, l’analgésie locale recommandée et les précautions dont l’objectif est de minimiser les complications. Vous disposerez ainsi de la base pratique indispensable avant de maîtriser l’interprétation clinique présentée ici.

Les normes du gaz du sang

L’intérêt d’une interprétation rigoureuse d’une gazométrie repose d’abord sur la connaissance des normes de référence. Ces repères chiffrés permettent d’évaluer objectivement l’oxygénation, la ventilation et l’équilibre acido-basique du patient.

Les normes de base du gaz du sang

Chaque paramètre du gaz du sang possède une définition précise et correspond à une fonction physiologique spécifique. Cette section présente la signification de chaque type de paramètre, afin de mieux comprendre leur rôle dans le système d’interprétation clinique.2.3

pH (potentiel hydrogène)

Il permet de mesurer l’acidité ou l’alcalinité du sang artériel. Il reflète l’équilibre acido-basique de l’organisme, déterminé par la concentration en ions H+. Un pH < 7,35 indique une acidose, un pH > 7,45 une alcalose. Ce paramètre dépend de l’interaction entre la ventilation (élimination du CO2) et la fonction rénale (régulation des bicarbonates).

PaCO2 (pression partielle de dioxyde de carbone)

Ce paramètre correspond à la pression du dioxyde de carbone dissous dans le sang artériel. Elle reflète l’efficacité de la ventilation alvéolaire. La PaCO2 dépend de l’équilibre entre la production corporelle de CO2 et son élimination par la ventilation : lorsque la ventilation alvéolaire diminue (hypoventilation), le CO2 s’accumule dans le sang, provoquant une élévation de la PaCO2. À l’inverse, lors d’une hyperventilation, l’élimination du CO2 devient excessive, entraînant une chute de la PaCO2. Une PaCO2 > 45 mmHg indique une hypoventilation, tandis qu’une valeur < 35 mmHg traduit une hyperventilation. Ce paramètre est un marqueur de la fonction respiratoire.

PaO2 (pression partielle d’oxygène)

Elle mesure la pression de l’oxygène dissous dans le sang artériel. Elle reflète l’efficacité des échanges gazeux entre les alvéoles pulmonaires et le sang. Ce paramètre est indispensable pour évaluer l’oxygénation. La norme se situe entre 80-100 mmHg, ce qui correspond à une SpO2 de 95-100% environ. La FiO2 (fraction inspirée d’oxygène) représente le pourcentage d’oxygène dans l’air respiré : l’air ambiant contient naturellement 21% d’oxygène, tandis qu’en oxygénothérapie, cette fraction peut être augmentée jusqu’à 100% selon les besoins cliniques du patient.

HCO3- (bicarbonate)

Il correspond à la concentration de bicarbonate qui est le principal tampon du sang. Il reflète la composante métabolique de l’équilibre acido-basique et est régulé par les reins. Une variation isolée du bicarbonate indique généralement un trouble métabolique.

BE (Base Excess ou excès de base)

Ce paramètre indique si le sang contient trop ou pas assez de bases pour maintenir un pH normal. Il reflète la composante métabolique de l’équilibre acido-basique, indépendamment de la ventilation. Un BE négatif signale une acidose métabolique, un BE positif une alcalose métabolique.

SaO2 (saturation artérielle en oxygène)

Elle correspond au pourcentage d’hémoglobine liée à l’oxygène dans le sang artériel. Elle reflète l’efficacité du transport de l’oxygène par l’hémoglobine et dépend étroitement de la PaO2. Cette saturation peut être influencée par certains facteurs comme le pH, la température ou certaines formes anormales d’hémoglobine (comme la carboxyhémoglobine).

Lactate

C’est un produit issu de la glycolyse en absence d’oxygène. Il s’élève en cas d’hypoperfusion tissulaire, de choc ou de sepsis, situations associées à une production accrue d’acide lactique par les cellules. Il constitue un marqueur de la souffrance cellulaire et il est principalement éliminé par le foie et les reins. Un dosage sanguin révélant des taux élevés constitue un facteur de mauvais pronostic : plus le taux de lactate est élevé, plus c’est un facteur de mauvais pronostic. Une hyperlactatémie même modérée (> 2 mmol/L) peut déjà témoigner d’un état de choc et est associée à une surmortalité.

Voici un tableau récapitulatif des sept normes standard du gaz du sang chez un adulte en bonne santé et au repos : 4.5.6

ParamètreValeur normaleFonction
pH7,35 à 7,45Équilibre acido-basique du sang (acidité/alcalinité).
PaCO235 à 45 mmHgVentilation alvéolaire (composante respiratoire de l’équilibre acido-basique).
PaO280 à 100 mmHgOxygénation artérielle (quantité d’O2 transporté par le sang aux organes).
HCO3-22 à 26 mmol/LBicarbonates sanguins, principale « réserve alcaline » (tampon du pH).
BE (excès de base)-2 à +2 mmol/LExcès ou déficit de base (quantifie le déséquilibre métabolique en bases).
SaO294 à 100 %Saturation de l’hémoglobine (Hb) en oxygène (pourcentage d’Hb liée à l’O2).
Lactates0,5 à 2,0 mmol/LMétabolite du glucose en anaérobie : marqueur d’hypoperfusion/hypoxie tissulaire.

Les normes complémentaires

En plus des sept paramètres généralement analysés dans un gaz du sang, les appareils modernes fournissent aussi de nombreux paramètres complémentaires aussi importants pour évaluer l’état de santé du patient.2.4.6

Pour en savoir plus sur les normes, vous pouvez consulter le guide infirmier sur les normes biologiques.

Hémoglobine et co-oxymétrie

  • Hémoglobine : 12-18 g/dL (surveillance d’une anémie ou d’une hémorragie)
  • Carboxyhémoglobine (COHb) : < 1,5% chez le non-fumeur (hémoglobine fixée au monoxyde de carbone, empêchant le transport d’oxygène ; un taux > 1,5% évoque une intoxication au CO chez un non-fumeur, souvent 3-5% chez les fumeurs).
  • Méthémoglobine (MetHb) : < 1,5% (hémoglobine oxydée Fe³⁺ incapable de fixer et libérer l’oxygène ; un taux > 1,5% suggère une méthémoglobinémie, généralement d’origine toxique ou médicamenteuse).

Électrolytes principaux

  • Sodium (Na+) : 135-145 mmol/L (équilibre hydrique)
  • Potassium (K+) : 3,5-5,0 mmol/L (surveillance de la fonction cardiaque)
  • Calcium ionisé (Ca2+) : 1,15-1,33 mmol/L (contractilité et coagulation)
  • Chlore (Cl-) : 95-108 mmol/L (calcul du trou anionique)

Métabolites d’urgence

  • Glucose : 3,6-5,3 mmol/L (surveillance glycémique)
  • Créatinine : 60-110 μmol/L (fonction rénale)

Indices calculés automatiquement

  • Trou anionique : permet d’orienter le diagnostic étiologique en cas d’acidose métabolique
  • Rapport PaO2/FiO2 : permet d’évaluer l’efficacité des échanges gazeux pulmonaires. Il est utilisé comme critère diagnostique de l’insuffisance respiratoire aiguë et du SDRA : un rapport < 300 traduit une altération de l’oxygénation.

Facteurs physiologiques à prendre en compte pour interpréter un gaz du sang

Si l’automate de gaz du sang peut fonctionner sans connaître la température corporelle ou le niveau d’oxygénothérapie du patient, ces données sont indispensables pour une interprétation clinique fiable. Elles permettent d’éviter les erreurs d’analyse en tenant compte de la physiologie réelle du patient.

Mais, au-delà de ces paramètres techniques, d’autres facteurs intrinsèques ont une influence naturelle sur le résultat d’un gaz du sang, sans qu’il s’agisse pour autant de situations pathologiques.

Ces variations normales doivent être intégrées à toute gazométrie pour éviter les surinterprétations et adapter la prise en charge à chaque patient.

L’âge10

La capacité d’oxygénation diminue progressivement avec l’âge, ceci est lié à la perte d’élasticité pulmonaire et à une augmentation des inégalités ventilation/perfusion. La PaO2 attendue peut être estimée selon la formule suivante : PaO2 (mmHg) ≈ 100 – (0,3 × âge en années)

Par exemple, une PaO2 de 76 mmHg est parfaitement normale chez une personne de 80 ans, mais serait considérée comme anormalement basse chez un adulte jeune.

Oxygénothérapie10

Si le patient est sous oxygène, la PaO2 isolée ne permet plus d’effectuer une évaluation fiable de l’oxygénation. On utilise alors le ratio PaO2/FiO2 (P/F), qui reflète l’efficacité des échanges alvéolo-capillaires. Selon la classification de Berlin, les seuils sont les suivants :

  • SDRA léger : entre 200 et 300 mmHg 
  • SDRA modéré : entre 100 et 200 mmHg
  • SDRA sévère : < 100 mmHg

Température corporelle11

La solubilité des gaz varie avec la température corporelle. En dessous de 37 °C, on observe en moyenne :

  • une diminution de la PaO2 d’environ 5 mmHg
  • une baisse de la PaCO2 d’environ 2 mmHg
  • une élévation du pH d’environ 0,015 unité

Les analyseurs de gaz du sang affichent par défaut des résultats corrigés à 37 °C, mais l’interprétation doit tenir compte du contexte clinique total pour être fiable. Il est donc important de transmettre la température réelle du patient au laboratoire, ou de la noter sur l’analyseur, afin de ne pas biaiser les résultats.

Ces trois paramètres doivent systématiquement être pris en compte dans la demande et l’interprétation d’une gazométrie. Ils permettent d’ajuster les objectifs aux caractéristiques physiologiques du patient et de prévenir les erreurs d’analyse et les diagnostics erronés.

Grossesse12

La grossesse entraîne une adaptation respiratoire marquée : la progestérone stimule la ventilation, avec pour effet une hypocapnie physiologique (PaCO2 ≈ 30 mmHg) et une légère alcalose respiratoire compensée par une baisse des bicarbonates rénaux. 

La PaO2 reste normale ou légèrement augmentée. Ces variations sont normales et ne doivent pas être surinterprétées. 

En parallèle, la consommation d’oxygène augmente d’environ 20 % et la réserve ventilatoire diminue en fin de grossesse, ce qui explique la dyspnée d’effort fréquente chez les femmes enceintes.

Altitude13

En altitude, la baisse de la pression atmosphérique entraîne une diminution de la PaO2, souvent autour de 60-70 mmHg dès 2 500 m, sans que cela soit pathologique. L’organisme compense par une hyperventilation, induisant une hypocapnie et une alcalose respiratoire modérée, partiellement corrigée par les reins. Cette adaptation est primordiale pour maintenir une oxygénation suffisante malgré l’hypoxie. Les gaz du sang doivent donc être interprétés en tenant compte de l’altitude.

Méthode d’interprétation du gaz du sang en 4 étapes

L’interprétation des gaz du sang artériel peut sembler complexe au premier abord, mais en suivant une méthode claire et structurée, elle est tout à fait accessible. La méthode en 4 étapes permet d’éviter les erreurs et de poser un raisonnement acide-base solide.14.15.16

Étape 1 : analyse du pH

Le pH indique si le sang est acide, alcalin ou équilibré. C’est le point de départ pour identifier un trouble acido-basique.14.15

Valeurs de référence :

  • pH < 7,35 : acidose (acidémie)
  • pH entre 7,35 et 7,45 : équilibre normal
  • pH > 7,45 : alcalose (alcalémie)

Cette étape oriente immédiatement vers la nature du déséquilibre.

Étape 2 : définir la PaCO2 et le taux de HCO3

Examiner la PaCO2 et le taux de HCO3- et déterminer si l’un ou l’autre est anormal. Cette étape permet d’identifier quels paramètres sont perturbés.14.15

En cas d’acidose :

  • Si HCO3- ⬇️ :  acidose métabolique
  • Si PaCO2 ⬆️ :  acidose respiratoire

En cas d’alcalose :

  • Si HCO3- ⬆️ :  alcalose métabolique
  • Si PaCO2 ⬇️ :  alcalose respiratoire

Cette étape permet de cibler l’origine du trouble pour ajuster la prise en charge du patient.

Étape 3 : déterminer le type de variation du pH et en cibler la cause.

En croisant les données de PaCO2 (origine respiratoire) et HCO3- (origine métabolique), la cause du trouble peut être déterminée. L’organisme tente toujours de rétablir un équilibre acido-basique. Il met en place des mécanismes de compensation, qu’il faut savoir repérer. Cependant, la compensation ne normalise jamais complètement le pH, elle ne fait que l’améliorer vers les valeurs physiologiques.14.15

  • Trouble respiratoire : compensation rénale (plus lente, entre quelques heures et plusieurs jours)
  • Trouble métabolique : compensation respiratoire (rapide, en quelques minutes)

La formule de Winter16 permet de vérifier si la compensation en cas d’acidose métabolique est adaptée : PaCO2 attendue = (1,5 × HCO3-) + 8 ± 2

En pratique, cette formule calcule la PaCO2 que l’organisme devrait atteindre pour compenser l’acidose. On compare cette valeur théorique à la mesure réelle, voici comment l’interpréter :

  • Si la PaCO2 mesurée est proche de la PaCO2 attendue, alors la compensation est appropriée : le corps ajuste bien la ventilation pour corriger l’acidose métabolique.
  • Si la PaCO2 mesurée est plus élevée que la PaCO2 attendue, alors il existe probablement un trouble respiratoire associé (hypoventilation qui aggrave l’hypercapnie).
  • Si la PaCO2 mesurée est plus basse que la PaCO2 attendue, alors il peut s’agir d’une surcompensation ou d’une alcalose respiratoire associée (hyperventilation excessive).

Cette approche méthodique en quatre étapes, lorsqu’elle est réalisée avec rigueur,  garantit une interprétation complète, claire et structurée. Elle réduit significativement les erreurs d’analyse et améliore la prise en charge clinique du patient.

Étape 4 : commenter l’état d’oxygénation.

Enfin, on analyse la PaO2 pour vérifier si l’oxygénation du patient est suffisante. Cette donnée permet de repérer rapidement une situation d’hypoxémie, voire une urgence vitale.14.15

Valeurs de référence :

  • PaO2 > 80 mmHg : oxygénation normale
  • PaO2 entre 60 et 80 mmHg : niveau d’hypoxémie léger à modéré
  • PaO2 < 60 mmHg : hypoxémie sévère, ce qui engendre une vigilance maximale

En cas d’oxygénothérapie, on utilise le rapport PaO2/FiO2 pour évaluer la qualité des échanges alvéolo-capillaires.

infographie - analyseur de gaz du sang (normes et valeurs)

Troubles acido-basiques les plus fréquents sur le gaz du sang

En pratique clinique, on distingue principalement quatre grands profils gazométriques parmi les déséquilibres acido-basiques. Les identifier rapidement permet de poser un diagnostic ciblé et d’orienter la prise en charge sans tarder.17.18

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques de chacun de ces troubles : valeurs typiques, mécanisme physiopathologique et causes fréquentes à connaître absolument.

TroublepHPaCO2HCO3-Causes principales
Acidose respiratoire<7,35> 45 mmHg22-26 mmol/L ou en hausseBPCO, troubles neuromusculaires, surdosage sédatif
Alcalose respiratoire>7,45< 35 mmHg22-26 mmol/L ou en baisseHyperventilation, douleur aiguë
Acidose métabolique<7,35En baisse (compensatoire)< 22 mmol/LAcidocétose diabétique, insuffisance rénale aiguë
Alcalose métabolique>7,45En hausse (compensatoire)> 26 mmol/LVomissements, traitement diurétique

L’interprétation d’un gaz du sang artériel est bien plus qu’un geste technique : c’est un outil fondamental qui oriente immédiatement la prise en charge. Pour un(e) infirmier(e), savoir repérer un trouble acido-basique ou une hypoxémie fait toute la différence en ce qui concerne le pronostic du patient.

Grâce à la méthode en quatre étapes présentée ici, vous pourrez interpréter toute gazométrie de façon claire, rapide et utile.

Les valeurs d’alerte du gaz du sang à connaître en tant qu’infirmier(e)

En tant qu’infirmier(e), votre mission de surveillance est déterminante dans l’interprétation des gaz du sang. Certaines anomalies constituent de véritables urgences vitales et doivent être transmises immédiatement au médecin.19

Les seuils critiques à connaître

  • pH < 7,20 : acidose sévère, risque d’arrêt cardiaque.
  • pH > 7,55 : alcalose sévère, risque de convulsions ou d’arythmies.
  • PaO2 < 60 mmHg en air ambiant : hypoxémie sévère.
  • PaO2 < 80 mmHg sous oxygénothérapie : signe d’échec thérapeutique.
  • PaCO2 > 50 mmHg + acidose associée : décompensation respiratoire.
  • pH < 7,25 sous VNI : échec de la ventilation non invasive.
  • Lactates ≥ 4 mmol/L : hypoperfusion tissulaire sévère.
  • BE < -10 mmol/L : acidose métabolique majeure.
  • COHb > 5 % chez un non-fumeur : intoxication au monoxyde de carbone.
  • MetHb > 3 % : méthémoglobinémie symptomatique.

La conduite à tenir

Face à ces valeurs critiques, l’attitude infirmière doit être immédiate et rigoureuse, il faut : 

  • Prévenir sans délai le médecin (par téléphone si nécessaire).
  • Renforcer la surveillance clinique du patient.
  • Anticiper les gestes d’urgence en préparant le matériel adapté.
  • Tracer l’alerte dans le dossier patient pour assurer la continuité des soins.

Sources

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  2. Castro, D., Patil, S. M., Zubair, M., & Keenaghan, M. (2024). Arterial Blood Gas. In StatPearls. StatPearls Publishing.
  3. Davis, M. D., Walsh, B. K., Sittig, S. E., & Restrepo, R. D. (2013). AARC clinical practice guideline: Blood gas analysis and hemoximetry: 2013. Respiratory Care.
  4. Centre Hospitalier de Niort « Prélèvements pour mesure des gaz du sang » 30/08/2018
  5. Belu, A., Filip, N., Trandafir, L. M., Spoială, E. L., Țarcă, E., Zamosteanu, D., Ghiga, G., Bernic, J., Jehac, A., & Cojocaru, E. (2025). hyp, an Essential Metabolic Marker in the Diagnosis and Management of Pediatric Conditions. Diagnostics (Basel, Switzerland).
  6. Davis, M. D., Walsh, B. K., Sittig, S. E., & Restrepo, R. D. (2013). AARC clinical practice guideline: blood gas analysis and hemoximetry: 2013. Respiratory care, 58(10).
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  8. Faricier, R., Guluzade, N., Gregory, D. W., & Matushewski, B. (2025, May). Reproducibility of arterialized‑venous blood gas samples at moderate‑, heavy‑, and severe‑intensity exercise [Abstract]. Physiology, 40(S1), 1769.
  9. Lubiak, S.M., Proppe, C.E., Rivera, P.M., Howard, M.A., Prajapati, A.J., Shah, N.M., Patel, N.N., Hammer, S.M., Trevino, M.A., Dinyer-McNeely, T.K., Richardson, L.D., Roth, B.L., Zak, R.B., & Hill, E.C. (2025). Acute Effects of Running and Blood Flow Restriction on Gas Exchange and Perceptual Responses. Journal of Strength and Conditioning Research.
  10. B. Le Huu Thien, D. Huynh Quang « Équation des gaz alvéolaires et différence alvéolo-artérielle en oxygène » 26/02/2018
  11. Centre Hospitalier d’Abbeville « Recommandations pour le prélèvement des gaz du sang » 03/06/2021
  12. Plantier, L. « Particularités de la physiologie respiratoire au cours de la grossesse normale » 11/2024
  13. Richalet, J.-P., & Larmignat, P. « Poumon et altitude » 08/06/2017
  14. Bishop, M. « Interprétation exhaustive de la gazométrie artérielle » 2024
  15. Rogers, K. M., & McCutcheon, K. (2015). Four steps to interpreting arterial blood gases. Journal of perioperative practice, 25(3), 46–52.
  16. Société de réanimation de langue française (SRLF) « Diagnostic et prise en charge de l’acidose métabolique » 22/01/2019
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  18. Lewis III, J. L., & Braunstein, G. D « Acid-Base Disorders ». 04/2025
  19. Centre hospitalier Villefranche de Rouergue « Grille des critères d’alertes en biochimie, gazométrie et sérologies » 13/12/2024