L’ablation des fils de suture est un acte infirmier sur prescription médicale qui consiste à retirer le matériel de réparation cutanée après cicatrisation initiale d’une plaie, afin de prévenir l’infection, la désunion des berges et l’inclusion des fils dans la peau.

Ce geste, prescrit par le médecin, nécessite une évaluation rigoureuse de l’état cutané et le respect des délais adaptés à la localisation anatomique.

Une technique maîtrisée limite le risque infectieux et le risque de désunion. Ce guide détaille le cadre réglementaire, le matériel stérile requis, la procédure de soin étape par étape et les soins post-ablation à transmettre au patient.

Objectifs de l’ablation des fils de suture

L’ablation des fils de suture intervient à la suite de plaies chirurgicales ou traumatiques ayant nécessité une fermeture cutanée par fils non résorbables.1 

Ce geste permet d’éviter l’inclusion définitive des fils dans l’épiderme et de dépister un éventuel retard de cicatrisation ou une désunion des berges.

Cadre réglementaire : rôle infirmier et prescription

L’ablation de fils relève du rôle prescrit de l’infirmier(e), conformément à l’article R4311-7 du Code de la santé publique (CSP).2 L’infirmier(e) est habilité(e) à pratiquer « l’ablation du matériel de réparation cutanée » sur prescription médicale écrite, datée et signée.

→ L’ordonnance doit mentionner :

  • La date d’ablation prévue (J + « nombre de jours »).
  • Le type (ablation totale ou « 1 fil sur 2 »).

→ Le « J » désigne le jour postopératoire (J0 = jour de l’intervention). Le « H » correspond au jour d’hospitalisation (H1 = entrée dans le service). La date d’ablation se réfère toujours au « J » postopératoire.

La surveillance de l’état de la plaie et l’évaluation de la cicatrisation relèvent du rôle propre infirmier selon l’article R.4311-5 (CSP).3

Remarque : 4

L’infirmier en pratique avancée (IPA) peut procéder à l’ablation de fils de suture sans prescription médicale selon l’arrêté du 18 juillet 2018.

Délais de retrait des fils de suture

Le délai moyen de retrait des fils dépend de plusieurs paramètres : 5

  • Le type de suture utilisé.
  • La localisation anatomique de la suture.
  • Des facteurs liés à l’état de santé du patient.

Selon le type de suture

Tous les fils ne nécessitent pas d’être retirés. Les sutures résorbables se dégradent naturellement dans un délai de quelques semaines à plusieurs mois.6 

Les sutures non résorbables, doivent être retirées après cicatrisation (généralement entre 3 et 21 jours selon la zone).6.7

Parmi celles-ci, trois techniques sont rencontrées :

  • Point simple (ou points séparés) : chaque fil est indépendant. C’est la technique standard pour garantir une fermeture solide.8.9
  • Surjet simple : fil continu tout le long de la plaie qui permet une fermeture rapide.1.10
  • Surjet intradermique : le fil passe uniquement dans le derme, sous la surface cutanée. L’utilisation de cette technique est fréquente en chirurgie esthétique, car les cicatrices sont peu visibles.8.9.11

→ Lorsque la fermeture cutanée est réalisée avec des agrafes chirurgicales, les délais de retrait varient. Ils sont détaillés dans notre guide dédié à l’ablation des agrafes.

Suture cutanée illustrant points simples séparés, surjet intradermique et surjet simple sur plaie du patient

Selon la localisation anatomique 

Tableau 1 – Délais d’ablation des fils de suture selon la zone anatomique : 6.12.13

Zone anatomiqueDélai de retrait
Paupières3 à 5 jours
Visage5 à 7 jours
Cou5 à 7 jours
Cuir chevelu7 à 10 jours
Tronc/abdomen10 à 14 jours
Membres supérieurs10 à 14 jours
Mains/pieds10 à 15 jours
Membres inférieurs14 à 21 jours

→ Ces délais sont donnés à titre indicatif. En pratique, la durée de maintien des fils varie selon l’état de cicatrisation observé, les comorbidités du patient et le jugement clinique de l’infirmier(e) en accord avec le médecin ou le chirurgien. Il faut toujours se référer à la prescription médicale.

Facteurs de retard de cicatrisation

Plusieurs éléments peuvent ralentir le temps de cicatrisation et justifier le maintien prolongé des points de suture.

Facteurs liés au patient et à l’hygiène de vie

L’état de santé et l’hygiène de vie jouent un rôle important dans la capacité des tissus à se régénérer. Parmi les facteurs défavorables on retrouve : 7.14.15.16

  • La dénutrition ou la malnutrition (carences en protéines et en micronutriments).
  • L’obésité.
  • Le tabagisme, la consommation d’alcool ou de produits stupéfiants.
  • Le vieillissement cutané.

Paramètres médicaux et physiologiques

Le contrôle des fonctions métaboliques et la vascularisation tissulaire influencent la cicatrisation. Parmi les facteurs défavorables : 11.14.16

  • Diabète et hyperglycémie (même chez le patient non diabétique, l’excès de sucre retarde la cicatrisation).
  • Insuffisance veineuse, artériopathie.
  • Hypoxie tissulaire (mauvaise vascularisation locale).
  • Immunodépression.

Prise de médicaments 

Certains médicaments interfèrent avec le processus de cicatrisation : 14.16

  • Corticoïdes au long cours.
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
  • Immunosuppresseurs.
  • Hormonothérapie anti-œstrogénique.
  • Chimiothérapies.

Matériel nécessaire pour retirer des fils de suture

Le matériel est stérile et à usage unique. Il est impératif de vérifier l’intégrité des emballages stériles et des dates de péremption.

CatégorieMatériel
Hygiène du/de la soignant(e)/de l’environnement
– SHA
– Désinfectant de surface
– Plan de travail ou plateau désinfecté
Protection– Gants à usage unique 
– Protection absorbante si nécessaire
Nettoyage de la plaie– NaCl 0,9 %
– Savon doux stérile 
Dispositif médical– Set de pansement simple (plateau, champ stérile, pinces, tampons/compresses) ou set d’ablation
– Lame de bistouri stérile, coupe-fil ou ciseaux stériles
– Pansement adapté (pour la protection de la plaie si nécessaire)
Élimination des déchets– Sac DAE (déchets d’activité économique) autres que DASRI (anciennement DAOM)
– Conteneur OPCT (filière DASRI)

Les objets piquants, coupants ou tranchants rejoignent systématiquement le conteneur OPCT (filière DASRI), qu’ils aient été ou non en contact avec un produit biologique. 

Pour les déchets mous (compresses, fils retirés, gants), le tri dépend de critères précis : 17

  • En présence d’un foyer infectieux avéré ou suspecté, ou si le déchet est fortement souillé par du sang ou un liquide biologique et présente un risque d’écoulement, il doit être éliminé dans la filière DASRI, via le sac jaune.
  • En l’absence de ces critères, les déchets mous sont orientés vers la filière DAE autres, anciennement DAOM. En cas de doute, le principe de précaution s’applique : orienter vers la filière DASRI.

Ablation de fils de suture avec set stérile, coupe-fil, compresses et NaCl 0,9 % pour soin du patient

Retirer des fils de suture étape par étape 

→ Lorsque la fermeture cutanée est réalisée par agrafes métalliques, la technique de retrait diffère. La procédure est détaillée dans notre guide dédié au retrait des agrafes.

Avant le geste, l’infirmier(e) explique l’objectif du geste et son déroulement au patient. C’est un soin peu douloureux et les sensations possibles sont une légère traction ou un inconfort passager. Le patient est installé confortablement dans un espace calme et sa pudeur est respectée par une exposition minimale de la zone où se situent les fils.

Le/la soignant(e) s’installe à hauteur des points, dans une position ergonomique adaptée à la durée du geste. Un éclairage optimal est indispensable, car certains fils fins sont difficilement visibles. Une lampe d’appoint ou frontale peut être nécessaire.

Adapter la communication pendant le soin est indispensable : 

  • Employer un vocabulaire rassurant.
  • Contrôler les réactions du patient face à une plaie altérée.
  • Respecter ses attentes.

→ Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article dédié : Comment réduire la douleur et l’anxiété des patients lors des soins.

Le matériel est préparé sur un plan de travail désinfecté et disposé à portée de main pour éviter toute faute d’asepsie.

L’ablation des fils de suture commence par l’évaluation initiale de la plaie et se poursuit jusqu’à la vérification finale du nombre de fils retirés.

Vérifications avant le retrait des fils

Avant le geste, l’infirmier(e) vérifie la prescription médicale et évalue la cicatrice.

→ Prescription médicale : 7

  • Vérifier le délai de retrait prévu.
  • S’assurer du type d’ablation (totale ou « 1 fil sur 2 »).
  • Vérifier s’il y a des consignes spécifiques.

→ Évaluation clinique : 5.18.19

  • Cicatrisation : la plaie doit être correctement fermée, sans désunion (déhiscence) des berges.
  • Absence de signes d’infection : rougeur excessive, œdème, chaleur locale, douleur progressive, écoulement purulent.
  • Absence de complications locales : hématome ou nécrose, qui pourraient compromettre la tenue de la cicatrice après le retrait.

→ Pour approfondir l’évaluation de l’état d’une plaie, consultez notre guide d’observation des plaies.

Remarque :

En cas de doute sur l’état de cicatrisation, le retrait doit être différé et le médecin prescripteur avisé pour signaler la complication et définir la conduite à tenir.

Préparation et hygiène

  • Effectuer une hygiène des mains par friction hydroalcoolique (FHA) en respectant les étapes recommandées, pour une durée minimale de 20 à 30 secondes.20
  • Installer le patient confortablement (au lit ou au fauteuil en fonction de la localisation de la plaie et du confort du patient).
  • Installer une protection absorbante si nécessaire.
  • Effectuer une FHA.
  • Ouvrir le set de pansement :
    • Déplier le champ stérile du set sur le plan de travail. Y disposer de façon aseptique les compresses/tampons et les pinces.
    • Utiliser l’intérieur du set pour préparer les solutions de lavage.
    • Ouvrir et laisser tomber le coupe-fil sur le champ stérile.
  • Verser le NaCl 0,9 % et le savon doux stérile dans deux compartiments différents.
  • Effectuer une FHA.
  • Enfiler une paire de gants non stériles.
  • Retirer l’ancien pansement, observer l’aspect de la plaie.
  • Enlever les gants et les jeter.
  • Effectuer une FHA.

Nettoyage de la plaie

Remarque : 19

Selon les recommandations de la HAS, l’usage d’antiseptiques n’est pas recommandé sur les plaies chirurgicales qui cicatrisent normalement.  Leur usage favorise la sélection de germes pathogènes et perturbe le microbiote cutané protecteur. Le nettoyage au NaCl 0,9 % ou au savon doux suffit.
  • Nettoyer à l’aide de compresses ou d’un tampon et de la pince, de l’incision vers la peau périphérique :
    • Mouvements circulaires concentriques (« en escargot »).
    • Ou par passage unidirectionnel, sans retour en arrière.
  • Nettoyer selon l’aspect de la plaie :
    • NaCl 0,9 % seul pour une plaie propre.
    • Savon doux puis rinçage au NaCl 0,9 % pour une plaie avec des sérosités/croûtes.
  • Sécher par tamponnement en exerçant une pression douce, sans appuyer.

Technique d’ablation des fils de suture

Ablation de fil de suture montrant mobilisation du nœud, section sous-cutanée et retrait atraumatique du fil chez le patient
  • Compter les fils présents avant le retrait.
  • Saisir un brin du nœud avec la pince stérile et le mobiliser légèrement pour décoller le fil de la peau.
  • Couper le fil sous le nœud, au ras de la peau.1
  • Tirer délicatement le fil et le déposer sur une compresse stérile.
  • Répéter l’opération jusqu’à l’ablation de tous les fils prévus.
  • Vérifier que le nombre de fils retirés correspond au nombre initial.

→ La partie externe du fil (potentiellement souillée) ne doit jamais traverser les tissus profonds. C’est pourquoi on coupe toujours sous le nœud, au ras de la peau.

Remarque : 1.7.18

L’ablation partielle des fils de suture (« 1 sur 2 ») est réalisée sur prescription médicale lorsque la cicatrisation reste fragile ou sous tension. Elle consiste à retirer un fil sur deux afin de maintenir les berges et de limiter le risque de désunion. Les fils des extrémités sont conservés et le retrait débute par le deuxième fil puis s’effectue de façon alternée. Les fils restants sont retirés secondairement si la cicatrisation est jugée suffisante.

→ Pour retirer des points de surjet, vous pouvez consulter le paragraphe dédié : « Technique d’ablation des surjets ».

Fin du soin et traçabilité

  • Réaliser un nouveau nettoyage de la plaie en appliquant la même procédure d’avant retrait.
  • Laisser la plaie à l’air en l’absence de complications ou appliquer un pansement selon la prescription médicale ou l’état de la plaie (sang, écoulement).18.19
  • Éliminer les déchets :
    • Le coupe-fil dans le conteneur OPCT.
    • Les autres déchets dans la filière DAE autres ou DASRI (si fortement souillés).
  • Enlever les gants et effectuer une FHA.
  • Tracer le soin dans le dossier patient :
    • Date et heure de réalisation.
    • Nombre de fils retirés.
    • État de la plaie (cicatrisation, incidents éventuels).

Technique d’ablation des surjets

Surjet simple : 1

  • Saisir le premier nœud à l’extrémité de la cicatrice avec la pince et le soulever.
  • Couper le premier point du surjet au ras de la peau, à son entrée.
  • Tirer le fil libéré.
  • Répéter l’opération (couper à l’entrée et tirer) jusqu’au nœud d’arrêt.
  • Couper le fil au ras de la peau une fois arrivé au nœud d’arrêt et tirer pour libérer le fil.

→ Surjet intradermique : 1

  • Couper le nœud à l’une des extrémités de la cicatrice au ras de la peau.
  • Saisir l’autre extrémité du fil avec la pince.
  • Tirer doucement sur le fil en exerçant une tension sur la peau dans le sens de la cicatrice pour faciliter le coulissement.
  • S’assurer que le fil retiré est entier.
Remarque :

Si le fil résiste ou casse lors du retrait, ne pas forcer. Contacter le médecin prescripteur.

Erreurs fréquentes lors de l’ablation des fils

→ Couper le fil au-dessus du nœud : contact entre les tissus profonds et la portion externe du fil, colonisée par les bactéries cutanées lors du retrait. La coupe doit toujours se faire sous le nœud, au ras de la peau.1.5

L’oubli de fils : un fragment ou un fil laissé en place peut entraîner une inflammation/infection. Vérifier l’intégrité de chaque fil retiré et les compter.1.5

→ L’ablation prématurée : le fait deretirer les fils avant cicatrisation complète entraîne un risque de désunion de la plaie. Cette ouverture entraîne un risque infectieux, peut nécessiter une reprise chirurgicale ou laisser des cicatrices disgracieuses. En cas de légère séparation des berges après ablation, le médecin prescripteur doit être avisé. Des Stéri-Strips® peuvent être appliqués pour renforcer la zone.1.5

→ Traction inadaptée sur un surjet : pour un surjet intradermique, oublier de vérifier qu’il coulisse bien avant le retrait ou ne pas tendre la peau dans le sens de la cicatrice peut rendre l’extraction traumatique et douloureuse. 10

Astuce : 

Lorsque les fils sont incrustés dans la peau ou recouverts de croûtes, l’application de vaseline stérile (environ 10 minutes) permet de ramollir les tissus et facilite le retrait. Limiter le temps de pose pour éviter la macération des berges, notamment sur les cicatrices fragiles.

Soins post-ablation et conseils donnés au patient

Après l’ablation et en l’absence de complication, il n’est généralement pas nécessaire de protéger la plaie qui peut rester à l’air libre.19

Mais un pansement protecteur maintenu 24 à 48 heures peut être utile dans plusieurs situations : 

  • Saignement post-ablation.
  • Zone soumise aux frottements (chirurgie post-mammectomie, cicatrice abdominale).

Hygiène : le patient peut se laver normalement avec de l’eau et un savon doux. Bien sécher la zone en tamponnant avec une serviette propre, sans frotter. Si des Stéri-Strips® ont été posés, privilégier la douche au bain.5

Soins de cicatrice : une fois la plaie complètement fermée, masser la cicatrice avec une crème hydratante, une huile ou une lotion en mouvements circulaires. L’objectif est d’assouplir les tissus, de limiter les adhérences et d’améliorer l’aspect esthétique final.5.18

Protection solaire : ne pas exposer la cicatrice au soleil pendant un an (risque d’hyperpigmentation définitive). Utiliser un vêtement couvrant ou un un écran solaire SPF 50 minimum.5.18

Surveillance : le professionnel de santé ou le patient doit observer quotidiennement la cicatrice et consulter en cas de douleur progressive, rougeur qui s’étend, écoulement, désunion des berges ou fièvre persistante.

Stéri-Strips® : ils doivent généralement rester en place au moins une semaine et tombent naturellement. 5

→ Pour optimiser la cicatrisation après l’ablation, retrouvez nos 10 conseils pour favoriser la cicatrisation des plaies.

Astuce : 21

En cas de cicatrice adhérente, rétractile ou qui entraîne une gêne, l’infirmier(e) peut conseiller au patient de consulter son médecin afin d’être orienté vers un kinésithérapeute. 
Des techniques permettent d’assouplir le tissu cicatriciel, de libérer les adhérences et de restaurer l’amplitude de mouvement.

Conseils d’expert(e)s en plaies et cicatrisation

« Anticiper le soin, prévenir le patient »

Si possible, faites un nettoyage important des débris 24 ou 48 heures avant l’ablation des points et prévoyez un temps un peu plus important.

Bien installer le patient, confortablement et se mettre le plus possible à hauteur des points de façon stable et bien éclairée.

Avoir son matériel à portée de main et plusieurs accessoires (la pince en plastique glisse sur les fils en nylon, prévoir une pince en métal).

Prévoir un pansement, la plaie peut saigner à nouveau un peu et si possible demander au patient de le garder 48 heures en place. 

Jeanne Goudmand – infirmière libérale et formatrice plaies et cicatrisation.

« L’ablation des fils peut être douloureuse »

Pour certains patients ou certaines localisations des cicatrices, l’ablation des fils peut être douloureuse et/ou anxiogène, on peut donc utiliser un anesthésiant local de type xylocaïne spray afin de faciliter le retrait des fils.

Muriel Gagnol – infirmière experte référente plaies et cicatrisation.

« Au moindre doute, il vaut mieux différer le retrait »

Au moindre doute (signe de complication locale ou régionale), il vaut mieux différer le retrait des points et prendre un avis auprès du médecin référent/chirurgien pour une conduite à tenir claire.

Marion Manilève – médecin généraliste experte plaies et cicatrisation.

Conclusion

L’ablation de fils de suture est un geste simple en apparence, mais qui demande une évaluation clinique de la part de l’infirmier(e). Une technique rigoureuse et une connaissance claire des conseils à donner au patient contribuent à une bonne cicatrisation.

Remerciements

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Marion Manilève (médecin généraliste, experte plaies et cicatrisation), Jeanne Goudmand (infirmière libérale et formatrice plaies et cicatrisation) et  Muriel Gagnol (infirmière experte référente plaies et cicatrisation).

Nous remercions également Isabelle BATAILLE (cadre de santé et formatrice en IFSI), Aude PALLIER (formatrice et référente en santé), Marielle LABORDE (formatrice en santé) et Badia JABRANE (directrice pédagogique) pour leur relecture et leur contribution à la qualité pédagogique des contenus.

Chez Réussis ton IFSI, nous nous engageons à proposer des contenus d’une fiabilité inégalée. En complément de l’expertise de notre équipe habituelle, nous valorisons l’apport de professionnel(le)s extérieur(e)s qualifié(e)s qui enrichit nos articles de perspectives nouvelles.

Sources

  1. CEFF (2025). ABLATION DES FILS ET DES AGRAFES.
  2. Légifrance (2025). Code de la santé publique : Article R4311-7.
  3. Légifrance (2021). Code de la santé publique : Article R4311-5.
  4. Légifrance. Arrêté Du 18 Juillet 2018 Fixant Les Listes Permettant l’exercice Infirmier En Pratique Avancée En Application de l’article R. 4301-3 Du Code de Santé Publique.
  5. CHUV (2019). Plaie chirurgicale : ablation fils (points séparés).
  6. Lippincott Procedures (2024). Skin suture removal, ambulatory care.
  7. Hartmann (2025). Dossier sur les plaies post-opératoires suturées.
  8. Petit, D. A. (2020). Le surjet spiralé : un nouveau concept de suture cutanée | Dr Petit. Dr Arnaud Petit.
  9. Goto, S. et al. (2020). Subcuticular sutures for skin closure in non-obstetric surgery. Cochrane Database Syst. Rev. 4, CD012124.
  10. Corgibet, F. (2019). Le surjet intradermique. Derm. Mag 7, 51–52.
  11. Pole Santé Valromey-Bugey. (2025). Ablation avec surjet intradermique : tout savoir sur cette technique.
  12. Formathon – Congrès de médecine Générale (2013). Brûlures, plaies, morsures.
  13. Medscape (2020). Suturing Techniques Periprocedural Care: Equipment, Monitoring and Follow-up.
  14. OMS (2018). Global guidelines for the prevention of surgical site infection.
  15. Sandy-Hodgetts, K. et al. (2022). A non-randomised pragmatic trial for the early detection and prevention of surgical wound complications using an advanced hydropolymer wound dressing and smartphone technology: The EDISON trial protocol. Int. Wound J. 19, 2174–2182.
  16. Omedit (2023). PLAIES CHRONIQUES ET RETARD DE CICATRISATION LIÉS AUX TRAITEMENT.
  17. Ministère du travail, de la santé, des solidarités, et des familles (2025). Déchets d’activités de soins : comment les éliminer ?
  18. CHU Saint-Pierre (2021). CONSEILS À SUIVRE APRÈS UNE SUTURE DE PLAIE.
  19. HAS (2022). Pansements pour plaies suturées, à la suite d’une intervention chirurgicale.
  20. SF2H (2023). Les étapes de la friction hydro-alcoolique.
  21. CMK (2018). Automassage cicatriciel à destination des patients.