Une unité du sommeil est une unité spécialisée dans le diagnostic, le traitement et le suivi des troubles du sommeil et de la vigilance. Les prises en charge concernent principalement des maladies chroniques comme l’apnée du sommeil, les hypersomnies, les insomnies chroniques, le syndrome des jambes sans repos, mais aussi des affections aiguës telles que l’insomnie aiguë.
La prise en charge des pathologies du sommeil représente un défi majeur de santé publique. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, un tiers des adultes (33 %) déclarent une plainte d’insomnie, définie par des difficultés à s’endormir ou des réveils nocturnes d’au moins 30 minutes, au moins trois fois par semaine. Cette prévalence atteint 43,4 % chez les femmes âgées de 70 à 79 ans.1
L’infirmier(e) en unité du sommeil a un rôle prépondérant dans la prise en charge des pathologies du sommeil et de la vigilance. Il/elle assure des soins spécialisés afférents à la surveillance des patients porteurs de dispositifs de diagnostic, le suivi des pathologies du sommeil et de la vigilance, surveille le bon déroulé des examens. L’éducation thérapeutique fait partie intégrante de ses compétences.
Le stage infirmier en unité du sommeil vous permettra d’approfondir vos connaissances en pathologies du sommeil, en anatomie des voies aériennes supérieures concernant l’apnée du sommeil d’origine obstructive, mais aussi en ventilation, certains patients atteints de syndrome d’hypoventilation nocturne nécessitant une ventilation non invasive.2(p.306)
Dans cet article, nous aborderons tout ce que vous devez savoir avant de débuter un stage en unité du sommeil, des pathologies rencontrées aux compétences à valider.
Typologie et particularité du stage en unité du sommeil
Le stage en unité du sommeil s’inscrit dans la typologie des soins de courte durée (SCD) avec une durée moyenne de séjour de 1 à 4 jours.
Lors de ce stage, vous devrez vous adapter à un planning atypique. Vous pourrez être amené(e) à travailler sur des plages horaires de 7 h 30, 8 h, 10 h ou de 12 h, avec une organisation en horaires de jour et de nuit, en semaine, les jours fériés ainsi que le samedi matin.
Les admissions dans le service se font majoritairement après une consultation avec son médecin traitant, son pneumologue, son cardiologue, son neurologue ou encore son médecin du travail.
Il n’existe aucune réglementation légale à ce jour concernant le nombre minimal ou maximal d’infirmier(e)s par patient en unité du sommeil, cependant, dans mon service, il y a en moyenne 2 infirmier(e)s le matin et 2 infirmier(e)s le soir chaque jour.
À la sortie, la majorité des patients de l’unité du sommeil retourne à domicile. Plus rarement, certains patients, provenant d’un lieu de vie, y sont réorientés à l’issue de l’hospitalisation.
Lexique en unité du sommeil
Chaque service médical a son propre lexique, composé d’une variété d’acronymes et de termes techniques spécifiques à la spécialité.
Abréviations courantes
Par exemple, en unité du sommeil, vous entendrez :
- AA : air ambiant.
- GDS : gaz du sang.
- OAM : orthèse d’avancée mandibulaire.
- PPC : pression positive continue.
- PSG : polysomnographie.
- PV : polygraphie ventilatoire.
- RIP : réunion d’information des patients.
- SAHCS : syndrome d’apnée et d’hypopnée centrale du sommeil.
- SAHOS : syndrome d’apnée et d’hypopnée obstructif du sommeil.
- SOH : syndrome obésité hypoventilation.
- SP/REM : sommeil paradoxal (rapid eye movement).
- TILE : tests itératifs de la latence d’endormissement.
- TME : test de maintien de l’éveil.
- VAA : ventilation auto-asservie.
- VDNP : ventilation à deux niveaux de pression.
- VNI : ventilation non invasive.
- VS : ventilation spontanée.
→ Cette liste d’acronymes n’est pas exhaustive et vous aurez l’opportunité de vous familiariser avec elle pendant le stage. Si vous rencontrez des difficultés pour comprendre certains termes, n’hésitez pas à demander des explications aux professionnel(le)s de santé qui vous encadrent.
Signes cliniques et vocabulaire du sommeil
Voici quelques signes que vous devez être capable de repérer dans une unité du sommeil :
- Hypoxémie : faible taux d’oxygène dans le sang.
- Hypercapnie : excès de CO2 dans le sang.
- Ronchopathie : ronflements.
- Xérostomie : sécheresse buccale.
- Nycturie : plainte de la part d’un patient de se réveiller plusieurs fois au cours de la nuit pour uriner.2 (p.553)
- Cataplexie : épisode de perte soudaine du tonus musculaire, généralement bref.2 (p.546)
- Céphalées: maux de tête.
- Hypersomnie : parfois utilisé pour définir une augmentation anormale de la principale période de sommeil.2 (p.551)
- Hypnogramme : représentation graphique des stades du sommeil qui se déroule au cours de la nuit.2 (p.550)
- Accès de sommeil : endormissements inappropriés avec ou sans symptômes avant-coureurs de somnolence.2 (p.545)
- Activité alpha : rythme présent chez la plupart des individus à l’état de veille relaxée, les yeux fermés.2 (p.545)
Pathologies rencontrées et facteurs de risque en unité du sommeil
Les pathologies du sommeil sont variées. Les connaître avant le stage permet d’anticiper les prises en charge et de comprendre les examens réalisés.
Pathologies rencontrées en unité du sommeil
- Le syndrome d’apnée/hypopnée obstructive du sommeil : trouble respiratoire du sommeil caractérisé par un rétrécissement ou par une fermeture des voies aériennes supérieures pendant le sommeil tandis que l’effort respiratoire persiste, au moins pendant une partie de l’événement.2 (p.280)
- Le syndrome d’hypoventilation pendant le sommeil : trouble respiratoire du sommeil caractérisé par une augmentation anormale de la PaCO2 pendant le sommeil liée à une hypoventilation.2 (p.302)
- La narcolepsie : type d’hypersomnie d’origine centrale caractérisé par une atteinte objectivée ou supposée du fonctionnement des systèmes d’éveil entraînant une plainte d’hypersomnolence au premier plan. La narcolepsie de type 1 y associe également des signes de perturbation du sommeil paradoxal.2 (p.308)
- L’hypersomnie idiopathique : type d’hypersomnie d’origine centrale caractérisé par une atteinte supposée du fonctionnement des systèmes d’éveil (qui n’est pas mieux expliquée par un autre trouble) entraînant une plainte d’hypersomnolence au premier plan.2 (p.320)
- Troubles insomnies chroniques : trouble persistant portant sur l’initiation, la durée, le maintien ou la qualité du sommeil qui se manifeste en dépit des circonstances et d’occasions satisfaisantes pour le sommeil et qui retentit sur le fonctionnement de la personne au cours de la journée.2 (p.270)
- Le syndrome de jambes sans repos : troubles caractérisés par des sensations désagréables dans les jambes, qui perturbent le sommeil ou son initiation, et qui peuvent être associées à des mouvements moteurs des jambes.2 (p.370)
Facteurs de risque rencontrés en unité du sommeil
Les principaux facteurs de risque associés à ces pathologies sont :
- Personnels : obésité/surpoids, rétrognathie, mauvaises habitudes de sommeil, carence martiale, anxiété.2
- Environnementaux : altitude supérieure à 2500 mètres, vaccination H1N1/infection à streptocoque.2
Il est important que vous soyez bien informé(e) des facteurs de risque associés aux pathologies du sommeil et de la vigilance afin de conseiller au mieux les patients.
Vous pouvez les aider à ajuster leur mode de vie afin qu’ils réduisent leur sédentarité, leur surpoids et/ou leurs mauvaises habitudes concernant le sommeil.
Motifs d’hospitalisation en unité du sommeil
Les motifs d’hospitalisation en unité du sommeil sont multiples, même si certains motifs reviennent beaucoup plus que d’autres, telle que la suspicion d’apnée du sommeil. Afin de faire passer l’examen le plus adéquat en rapport avec les signes que présente le patient, notre service lui fait remplir un questionnaire concernant ses symptômes.
Suspicion d’apnée du sommeil
Le patient est admis dans notre service en consultation pour la pose d’une polygraphie ventilatoire avec laquelle il va passer la nuit en dehors du service. Il peut également passer la nuit dans notre service. Dans ce cas, il est admis l’après-midi, effectue une polysomnographie et repart le lendemain.
Suspicion d’hypersomnie ou d’autres troubles d’hypersomnolence
Le patient est admis dans le service pour effectuer, dans un premier temps, une polysomnographie « ad libitum », c’est-à-dire une polysomnographie sur 24 heures.3 (p.254) Puis, un test itératif de la latence de l’endormissement, suivi ou pas par par un test de maintien de l’éveil.
Suspicion de trouble du rythme circadien veille-sommeil
Le patient est admis en consultation dans notre service afin de se voir remettre une actimétrie ainsi qu’un agenda du sommeil qu’il devra porter pendant au moins 7 jours. 2 (p.135)
Prise en charge en hôpital de jour d’apnée du sommeil d’origine obstructive du sommeil
À la suite d’un examen nocturne confirmant un syndrome d’apnée du sommeil obstructive, le patient est admis en hôpital de jour.
Il participe d’abord à une réunion d’information sur la pathologie, animée par un(e) infirmier(e), idéalement formé(e) à l’éducation thérapeutique.4 Cette séance peut être complétée par l’intervention d’un(e) diététicien(ne), qui aborde le lien entre surpoids, hygiène alimentaire et troubles du sommeil.
Le patient bénéficie ensuite d’une consultation médicale afin de définir la prise en charge.
Si une pression positive continue (PPC) est indiquée, un prestataire de santé intervient pour mettre en place le dispositif et enseigner au patient comment l’utiliser.
Prise en charge en hôpital de jour d’apnée du sommeil d’origine centrale du sommeil
À la suite d’un examen nocturne confirmant un syndrome d’apnée du sommeil d’origine centrale, le patient est admis en hôpital de jour.
Il est d’abord vu en consultation médicale afin de définir la prise en charge.
Un prestataire de santé met ensuite à sa disposition un dispositif adapté au traitement des apnées centrales.
Lors de l’essai, l’infirmier(e) surveille les paramètres suivants : pression artérielle, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire et saturation en oxygène. Il/elle évalue également le ressenti du patient et sa tolérance du traitement.
Suivi d’efficacité du traitement contre l’apnée du sommeil
Le patient effectue une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie. Il sera revu en consultation médicale avec les résultats.
Suivi d’efficacité d’un traitement éveillant
Le patient est admis dans le service soit en hospitalisation de jour, auquel cas le test de maintien d’éveil est réalisé en externe, soit il revient pour une polysomnographie, suivie le lendemain des tests de maintien de l’éveil.
Spécificités de l’unité du sommeil
Le service est principalement dédié à l’analyse des troubles du sommeil. De nombreux patients y sont admis pour évaluer une suspicion de pathologie du sommeil.
Différents examens peuvent être réalisés dans ce cadre. Ils permettent d’établir un diagnostic et d’assurer le suivi des troubles du sommeil et de la vigilance.
Voici les principaux examens utilisés pour évaluer le sommeil et la vigilance :
- Polygraphie respiratoire nocturne :
Examen paraclinique nocturne spécifique à l’exploration de la respiration avec un enregistrement simultané d’au moins 4 signaux physiologiques : flux aérien naso-buccal, saturation en oxygène, mouvements respiratoires et fréquence cardiaque sur une période nocturne d’au moins 6h.2 (p.218)
- Polysomnographie nocturne :
Examen paraclinique spécifique à l’exploration du sommeil, incluant l’enregistrement simultané d’au moins 8 signaux physiologiques : électro-encéphalogramme, électro-oculogramme, électromyogramme mentonnier, électrocardiogramme, électromyogramme jambiers, flux aérien naso-buccal, saturation sanguine en oxygène ainsi que les mouvements respiratoires. L’enregistrement doit se faire sur une période nocturne d’au moins 6 heures.2 (p.242)
- Actimétrie : examen paraclinique spécifique du rythme repos-activité. Elle correspond à l’enregistrement par un accéléromètre de la quantité de mouvement […]. L’enregistrement doit se faire sur une durée de 7 jours minimum.2 (p.214)
- Gaz du sang : les gaz du sang font partie des examens paracliniques associés à l’analyse du sommeil. En médecine du sommeil, la mesure des gaz du sang sont recommandés en cas de suspicion de syndrome d’obésité hypoventilation.2 (p.228)
- Tests itératifs de la latence de l’endormissement : examen paraclinique spécifique à l’analyse du sommeil. Il permet de rechercher les indices physiologiques de somnolence diurne excessive : quantitatif (latence d’endormissement) et qualitatif (endormissement en sommeil paradoxal). Il est recommandé en cas de suspicion de narcolepsie, hypersomnie idiopathique ou d’autres troubles d’hypersomnolence.2 (p.258)
- Test de maintien de l’éveil : examen paraclinique spécifique à l’analyse du sommeil. Il permet d’effectuer la mesure objective de la capacité à se maintenir éveillé en conditions propices à l’endormissement.2 (p.262)
Actes et soins rencontrés en unité du sommeil
Au cours de votre journée de travail, vous serez amené(e) à effectuer de nombreux actes et soins, parmi lesquels on peut citer :
- Animation d’une réunion d’information des patients sur l’apnée du sommeil.
- Éducation thérapeutique afférente à chaque examen.
- Entretien infirmier d’accueil.
- Gaz du sang.
- Mise en place d’une capnographie nocturne.
- Pose d’actimétrie.
- Pose de polygraphie ventilatoire.
- Pose de polysomnographie.
- Préparation du pilulier du patient.
- Recueil des constantes vitales.
- Soins de nursing ponctuels.
- Surveillance des patients sous polysomnographie nocturne.
- Surveillance de polysomnographie sur 24 heures consécutives.
- Surveillance et mise en place de la pression positive continue.
- Surveillance et mise en place de la ventilation non invasive.
- Surveillance des tests de maintien de l’éveil.
- Surveillance des tests itératifs de la latence d’endormissement.
Traitements rencontrés en unité du sommeil
La pharmacologie en unité du sommeil comprend plusieurs classes médicamenteuses, notamment :
- Agonistes dopaminergiques.
- Antagonistes des récepteurs de l’orexine.
- Antidépresseurs.
- Antihistaminiques.
- Benzodiazépines.
- Glucocorticoïdes par voie nasale.
- Mélatonine.
- Traitements éveillants.
Prérequis du stage en unité du sommeil
Travailler en unité du sommeil nécessite de maîtriser certains prérequis :
- Connaissance de la physiologie du sommeil.
- Connaissance des thérapeutiques utilisées et des contre-indications associées.
- Compétences en éducation thérapeutique.
- Maîtrise de la surveillance des paramètres vitaux.
- Connaissances en ventilation : compréhension des principaux modes ventilatoires, des acronymes associés et de la physiologie respiratoire.
Objectifs de stage en unité du sommeil
En stage en unité du sommeil, vous pourrez acquérir et valider différentes compétences.
→ Notre équipe a écrit un article sur la rédaction de vos objectifs de stage.
Voici une liste non exhaustive des compétences attendues :
- Administrer les traitements prescrits et surveiller leurs effets indésirables.
- Collaborer avec les différent(e)s professionnel(le)s de santé du service.
- Mettre en œuvre une éducation thérapeutique adaptée aux pathologies du sommeil et de la vigilance.
- Réaliser un recueil de données complet à l’entrée du patient.
- Gérer une admission en autonomie.
- Participer aux transmissions écrites et orales.
- Prendre en charge un patient équipé d’un polysomnographe.
- Travailler en binôme avec l’aide-soignant(e).
Professionnel(le)s rencontré(e)s en unité du sommeil
La composition de l’équipe dépend de l’établissement dans lequel se déroule le stage. Toutefois, certain(e)s professionnel(le)s sont régulièrement présents en unité du sommeil :
- Aide-soignant(e).
- Agent de service hospitalier.
- Cadre de santé.
- Diététicien(ne).
- Étudiant(e) du diplôme universitaire « Technologies du sommeil et de la vigilance ».5
- Médecin.
- Prestataire de santé/technicien(ne) spécialisé(e).
- Psychologue.
- Secrétaire.
Témoignage d’un infirmier en unité du sommeil
Dans le cadre de notre série « Guides de stage infirmiers », nous tenons à ce que chaque article soit rédigé par un(e) infirmier(e) expérimenté(e) qui exerce dans le lieu de stage concerné.
Pour ce guide du stage infirmier en unité du sommeil, nous avons eu la chance de collaborer avec Quentin KRECKELBERGH, un infirmier aguerri exerçant dans ce service.
Dans le cadre de la rédaction de cet article, Quentin a contribué par son expertise, et a généreusement accepté de partager son expérience personnelle en unité du sommeil, ainsi que ses précieuses recommandations pour les étudiant(e)s sur le point de débuter un stage dans ce service.
Pourquoi as-tu choisi de travailler en unité du sommeil ?
Travailler dans une unité du sommeil était une opportunité que j’ai eu la chance de saisir, j’ai toujours voulu exercer mon métier dans un service atypique et ce service correspond complètement à cet objectif.
De plus, dans ce service, l’informatique est omniprésente, nous en avons besoin pour faire nos enregistrements et nos tests. Ayant grandi avec les écrans, ce ne fut pas un défi de passer beaucoup de temps derrière eux. Je suis particulièrement à l’aise avec cet outil !
Enfin, nous faisons beaucoup d’éducation thérapeutique et c’est très plaisant, car j’aime énormément le relationnel avec les patients.
Qu’est ce qui te plaît le plus en unité du sommeil ?
Le sommeil est un domaine très vaste et assez méconnu, même dans le monde médical. De plus, nous n’avons eu que très peu de cours sur ce sujet à l’IFSI, c’était pour moi l’occasion de travailler dans un service dans lequel j’allais apprendre énormément sur la physiologie du sommeil, mais aussi sur la physiopathologie et sur les soins techniques spécifiques à l’unité du sommeil.
Quels conseils donnerais-tu à un(e) étudiant(e) sur le point de commencer un stage en unité du sommeil ?
Faites preuve d’une grande curiosité professionnelle, l’unité du sommeil n’est certes pas un service qui permet d’acquérir les compétences essentielles du métier, mais il permet d’une part de découvrir la physiologie du sommeil et la physiopathologie, et d’autre part de travailler des compétences comme l’éducation thérapeutique.
Faire un stage en unité du sommeil est une belle opportunité, car c’est un service atypique dans lequel on apprend énormément. Ce service mêle différentes spécialités médicales telles que la neurologie, l’ORL, la cardiologie, la pneumologie, et même la médecine du travail.
En conclusion, un stage en unité du sommeil vous apportera des connaissances atypiques théoriques et pratiques qui vous serviront régulièrement dans votre pratique future.
Devenir infirmier(e) en unité du sommeil
Un stage en unité du sommeil offre une occasion en or de travailler l’éducation thérapeutique auprès du patient, une compétence très importante pour un(e) infirmier(e).
Le sommeil est une discipline atypique, car il n’existe pas d’internat de médecine du sommeil. Les spécialistes exerçant en tant que somnologues sont des spécialistes ou des généralistes qui ont obtenu un diplôme inter-universitaire sur le sommeil et sa pathologie.6
En ce sens, l’unité du sommeil est une unité en lien avec beaucoup de spécialités médicales, telles que celles déjà citées. Ceci rend le service encore plus attractif pour les étudiant(e)s les plus désireux/désireuses d’enrichir leurs connaissances théoriques dans diverses spécialités médicales.
Il est possible pour un(e) infirmier(e), grâce à la pratique avancée, de prendre en charge des patients atteints d’apnée du sommeil dans le champ de compétences des infirmier(e)s en pratique avancée, mention pathologies chroniques stabilisées. Cela constitue une possibilité d’évolution pour les infirmier(e)s qui souhaitent évoluer sur le plan professionnel.
Pour un(e) infirmier(e) « tronc commun », il est possible d’évoluer en passant un diplôme universitaire afférent au sommeil tel que le diplôme intitulé « Les technologies du sommeil et de la vigilance ».5 Ce diplôme permet de mettre à jour ses connaissances sur le sommeil pour un(e) infirmier(e) qui travaille déjà en unité du sommeil. Une vraie plus-value pour une prise en charge de qualité.
En conclusion, un stage en unité du sommeil est une belle opportunité de découvrir le vaste monde du sommeil et ses pathologies. Quand bien même ce stage ne permet pas forcément de travailler les compétences socles, il permet de travailler des compétences importantes telle que l’éducation thérapeutique et il apporte des connaissances atypiques.
Sources
- Gautier A, Léon C, Andler R, Léger D. (2025). Sommeil : temps moyen sur 24 heures et plainte d’insomnie. In Baromètre de Santé publique France : résultats de l’édition 2024. Saint-Maurice : Santé publique France
- Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (2024). Le sommeil et ses pathologies. 3ème édition. Ellipses.
- Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées (2022). Education thérapeutique du patient
- Université Paris Cité (2026). DU Les technologies du sommeil et de la vigilance
- Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (2026). DIU le sommeil et sa pathologie