L’injection intramusculaire consiste en l’administration d’un médicament directement dans un muscle. Les injections intramusculaires ont de nombreuses indications. Les produits injectés sont généralement des antibiotiques, des vaccins, des sédatifs ou des neuroleptiques.

En raison de la vascularisation importante des muscles, les médicaments injectés en intramusculaire  sont rapidement absorbés dans la circulation sanguine, mais cette procédure peut entraîner des complications.1

Cet article fournit une vue d’ensemble des avantages, des complications potentielles associées à ces injections et du déroulement du soin. Nous aborderons également des instructions détaillées de la préparation et de l’administration d’une injection intramusculaire, ainsi que des surveillances infirmières pour assurer la sécurité des patients lors de cette procédure médicale.

Injection intramusculaire réalisée à 90°, montrant épiderme, derme, tissu sous-cutané et muscle lors du soin infirmier

Avantages des injections intramusculaires

La voie intramusculaire permet une administration sûre et efficace, souvent choisie pour une action rapide et une bonne absorption des traitements. Voici tous les avantages d’une injection intramusculaire : 1

  • Les injections intramusculaires agissent rapidement et permettent d’administrer une dose plus concentrée de médicament sans effet de premier passage hépatique avec une biodisponibilité élevée (proche de 100 %).
  • Elles peuvent être utilisées pour administrer des médicaments qui ne peuvent pas être pris par voie orale.
  • La voie intramusculaire est préférable à la voie sous-cutanée lorsque la quantité de médicament est importante.
  • Cette méthode présente moins de risques infectieux que la voie intraveineuse.
  • Elle permet l’administration de formes à libération prolongée (neuroleptiques retard, contraceptifs).

Risques des injections intramusculaires 

Comme tout acte invasif, l’injection intramusculaire comporte certains risques, en particulier si les règles de bonne pratique ne sont pas rigoureusement respectées : 1

  • Risque infectieux.
  • Irritation locale.
  • Risque d’injecter en intraveineux ou en intra-artériel si le geste est mal réalisé.
  • Risque de lésions nerveuses.
  • Risque de douleur.
  • Risque d’hématome.

Contre-indications des injections intramusculaires

Contre-indications : 2

  • Lésion cutanée. 
  • Inflammation locale. 
  • Induration. 
  • Douleur au niveau du site d’injection.
  • Troubles de la coagulation (hémophilie, thrombocytopénie). 
  • Vigilance en cas de traitement anticoagulant. 

Localisation et choix du site d’injection

L’injection intramusculaire dans le deltoïde 

Indications

Après l’âge de 1 an, le muscle deltoïde est un site recommandé pour les injections vaccinales intramusculaires, en alternative à la face antérolatérale de la cuisse.3.4.5

Zone d’injection

Elle se situe au niveau de la face externe de l’épaule, au centre d’un triangle inversé (pointe en bas) dont la base se situe 2.5 cm à 5 cm sous l’acromion, et la pointe environ 5 cm plus bas, au niveau de la ligne horizontale passant par l’angle de l’aisselle. 4.6.7

Installation du patient

Le patient est installé en position assise, l’avant-bras relâché et la main posée sur la cuisse afin de réduire la tension musculaire. Le relief du muscle deltoïde est mieux visualisé lorsque le bras est placé en légère abduction. Il est recommandé d’utiliser le bras non dominant, ce qui limite l’inconfort post-injection lors des activités quotidiennes.4

Précautions

Il est important de faire attention au nerf axillaire et à l’artère circonflexe humérale postérieure lors de l’injection intramusculaire dans le deltoïde. Le nerf axillaire est situé en moyenne à 5-7 cm sous l’acromion. Une injection trop basse (sous le deltoïde) peut également léser le nerf radial.6.7.8

Injection intramusculaire dans le deltoïde avec repérage du site, de l’humérus et du nerf radial lors du soin infirmier

L’injection intramusculaire dans le muscle grand glutéal

Indications 

Le muscle grand glutéal est indiqué pour les injections intramusculaires profondes, par exemple pour une injection d’antibiotiques, de neuroleptiques ou de sédatifs.10

Zone d’injection 

Diviser le fessier en 4 quadrants. Le quadrant supéro-externe représente la zone d’injection.10

Installation du patient  

Inviter le patient à se coucher sur le ventre, les orteils pointant vers l’intérieur ou en décubitus latéral, le genou du dessus fléchi et replié sur la jambe du dessous. Ces positions permettent aux muscles de se détendre, ce qui réduit la douleur.11

Précautions 

Ce site d’injection est associé à un risque accru de lésion du nerf sciatique et de structures vasculaires glutéales. 

De plus, chez certaines personnes, l’épaisseur du tissu sous-cutané excède la longueur des aiguilles disponibles. Il y a donc un risque accru d’injection sous-cutanée.9.12

Enfin, les agents immunisants actifs tels que les vaccins COVID-19 ne doivent pas être administrés dans le muscle fessier. Il vaut mieux privilégier le muscle deltoïde.4.13

Volume d’injection  

Chez l’adulte, il est habituellement conseillé de ne pas injecter plus de 4 mL de liquide.1

Remarque : 1.13.14.15

Plusieurs travaux suggèrent de privilégier le site moyen glutéal pour les injections intramusculaires. Le site grand glutéal est de moins en moins recommandé en raison du risque accru de lésions des structures sous-jacentes.
Injection intramusculaire dans le grand glutéal montrant le site sécurisé, la crête iliaque et le nerf sciatique

L’injection intramusculaire dans le muscle moyen glutéal

Indications  

Site d’injection à privilégier. Le muscle glutéal moyen est préconisé pour les injections intramusculaires profondes, par exemple pour une injection d’antibiotiques, de neuroleptiques ou de sédatifs.10.14

Zone d’injection  

Diviser la hanche en 4 quadrants. Le quadrant supéro-externe représente la zone d’injection.10.14

Installation du patient  

Inviter le patient à se coucher sur le ventre, les orteils pointant vers l’intérieur ou en décubitus latéral, le genou du dessus fléchi et replié sur la jambe du dessous. Ces positions permettent aux muscles de se détendre, ce qui réduit la douleur.

Précautions  

Ce site d’injection ne semble qu’exceptionnellement à l’origine de complications liées à l’atteinte d’un vaisseau ou d’un nerf.9.10.14.15 Il semble aussi exposer à un risque moindre d’injection sous-cutanée involontaire.10.12  

Attention, les agents immunisants actifs tels que les vaccins COVID-19 ne doivent pas être administrés dans le muscle fessier. Il faut  dans ce cas privilégier le muscle deltoïde.13

Volume d’injection  

Le muscle moyen glutéal permet d’administrer des volumes importants, jusqu’à 4–5 mL chez l’adulte.1.10

Injection intramusculaire dans le moyen glutéal avec repérage de la crête iliaque et du site d’injection sécurisé

L’injection intramusculaire dans le muscle vaste externe et dans le droit antérieur

Indications  

Le vaste externe (muscle vaste latéral du quadriceps) est un site privilégié pour les injections intramusculaires profondes.

Il présente une épaisseur musculaire importante, reste accessible chez les patients en surpoids et constitue le site de référence pour les enfants de moins de 1 an, notamment pour les injections vaccinales.5.9.11

Le droit antérieur peut être utilisé pour certaines injections intramusculaires profondes lorsque le vaste externe n’est pas accessible.

Cependant, des sources pédiatriques mentionnent qu’il est moins recommandé, en raison d’une douleur plus importante et d’un risque accru d’atteintes tissulaires chez l’enfant.5.10

Zone d’injection  

Muscle vaste externe : piquer dans la partie latérale externe du tiers moyen de la cuisse.3.9.11 (voir schéma ci-dessous). 

→ Muscle droit antérieur : piquer dans la partie antérieure du tiers moyen de la cuisse (voir schéma ci-dessous). Il est explicitement déconseillé par certains chercheurs.5.10

Installation du patient  

Le patient peut être installé assis ou en décubitus dorsal, les muscles de la cuisse relâchés pour limiter la douleur et garantir une profondeur d’injection optimale.10.11

Précautions  

→ Le vaste externe est un site sécurisé, dépourvu de nerfs et de vaisseaux sanguins majeurs, ce qui réduit le risque de complications mécaniques et rend la technique plus sûre.9.10.11

→ Le droit antérieur est moins utilisé, car il est souvent plus douloureux lors de l’injection et moins recommandé par plusieurs auteurs, notamment chez l’enfant.5.12

Volume d’injection  

Chez l’adulte, il est habituellement conseillé de ne pas injecter plus de 5 mL de liquide, ni plus de 2 mL chez les enfants.11.13

Injection intramusculaire au membre inférieur montrant les sites du vaste externe et du droit antérieur

Choix de l’aiguille pour une injection intramusculaire

Le choix de l’aiguille pour une injection intramusculaire doit tenir compte du site d’injection, du gabarit du patient (poids, masse musculaire et épaisseur du tissu adipeux) ainsi que du type de médicament administré.1.10

Une longueur d’aiguille adaptée permet d’atteindre le muscle et réduit les réactions locales telles que la douleur, les hématomes, les nodules ou la cellulite.4

Le choix de l’aiguille dépend du muscle, du type de solution, de la quantité de tissu adipeux qui recouvre le muscle et de l’âge de la personne. En général, préférer une aiguille de 21G ou de 22G.10

Tableau récapitulatif des gauges et de la longueur des aiguilles en fonction du site d’injection et du poids du patient : 16.17.18

SiteCorpulenceLongueur/diamètreGauge

Muscles vaste externe et droit antérieur
< 60 kg16 mm x 0.5 mm25G
Entre 60 et 90 kg30 mm x 0.7 mm
40 mm x 0.8 mm
22G
21G
> 90 kg40 mm x 0.8 mm21G

Muscle deltoïde 
< 60 kg16 mm x 0.5 mm25G
Entre 60 et 90 kg30 mm x 0.7 mm
40 mm x 0.8 mm
22G
21G
> 90 kg40 mm x 0.8 mm21G

Muscle moyen glutéal
< 60 kg25 mm x 0.7 mm
30 mm x 0.8 mm
22G
21G
Entre 60 et 90 kg30 mm x 0.7 mm
40 mm x 0.8 mm
22G
21G
> 90 kg50 mm x 0.8 mm21G


Muscle grand glutéal
< 60 kg40 mm x 0.8 mm21G
Entre 60 et 90 kg40 mm x 0.8 mm
50 mm x 0.8 mm
21G
21G
> 90 kg50 mm x 0.8 mm
50 mm x 0.9 mm
21G
20G

Préparer le soin

Règles de base pour la sécurité

  • Je prépare, j’injecte.
  • Une injection = un produit.
  • Préparation du produit au dernier moment.
  • Prescription médicale écrite et conforme, sauf urgence vitale. Dans ce cas, la prescription orale est autorisée.19
  • Calcul de dose correct. 
  • Règle des 7B. 
  • Connaissance du produit, de ses effets indésirables et des modalités d’administration.
  • Au moindre doute, se référer au guide Vidal.

Règles de base pour l’asepsie

  • Surface propre et désinfectée.
  • Élimination des déchets dans les containers adéquats (OPCT/DAOM).
  • Désinfection du flacon ou de l’ampoule à l’aide d’une compresse stérile imbibée de solution alcoolique (chlorhexidine 2 % ou alcool 70°) en respectant le temps de contact recommandé par le fabricant.20
  • Mains propres : effectuer une hygiène des mains au savon doux ou à la solution hydroalcoolique (SHA).
  • Ne pas déstériliser :
    • Le piston.
    • L’intérieur du corps de la seringue.
    • L’embout de la seringue.
Injection intramusculaire montrant les zones non stériles de la seringue et de l’ampoule à ne pas toucher

Si vous êtes étudiant(e) infirmier(e), n’hésitez pas à relire nos cours de l’U.E. 2.10, Infectiologie et hygiène, pour comprendre pourquoi toutes ces précautions sont essentielles.

Matériel requis pour l’injection intramusculaire

CatégorieMatériel
Élimination des déchetsConteneur OPCT (Objet Piquant Coupant Tranchant)
Haricot ou sac poubelle DAOM
Hygiène des mainsSolution hydroalcoolique (SHA)
MédicamentFlacon ou ampoule du médicament prescrit
Plateau de soinPlateau désinfecté


Matériel d’injection
1 seringue adaptée au volume à injecter
1 aiguille pour le prélèvement
1 à 2 aiguilles pour l’injection (taille adaptée au site et à la morphologie du patient)

Antisepsie cutanée
Compresses stériles
Antiseptique alcoolique cutané
Protection post-soinPansement
    Injection intramusculaire montrant le matériel nécessaire : antiseptique, SHA, compresses, seringue et aiguille adaptées

    N’oubliez pas de vérifier l’intégrité et les dates de péremption de la totalité du matériel.

    Remarque : 21

    Selon l’avis de la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) du 16 avril 2024, le port de gants non stériles n’est pas systématique pour la réalisation d’une injection intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique. 

    Une friction hydroalcoolique préalable suffit, sauf si le/la soignant(e) ou le/la patient(e) présente une lésion cutanée, ou en cas de risque identifié de contact avec du sang ou un liquide biologique.

    Toutefois, les protocoles institutionnels peuvent maintenir des exigences spécifiques et doivent être appliqués en priorité.

    Comment effectuer l’injection ?

    Avant le soin

    • Consulter la prescription médicale :
      • la nature du produit à injecter.
      • la posologie. 
      • la voie d’administration.
    • Effectuer une hygiène des mains avec la SHA.
    • Respecter l’identitovigilance.
    • Informer le patient et recueillir son consentement. 
    • Prendre connaissance de son dossier : allergie(s), patient anticoagulé, indication à l’IM…
    • Vérifier le produit : le nom, la concentration, la voie d’administration et les modes de conservation (produit au frais, à température ambiante, à l’abri de la lumière…).
    • Désinfecter les ampoules ou les flacons à l’aide d’une compresse stérile imbibée de solution alcoolique.
    • Prélever le médicament dans la seringue à l’aide de l’aiguille de prélèvement.
    • Purger la seringue.
    • Poser la seringue sur une surface propre et désinfectée.10
    • Étiqueter correctement la seringue : identification du produit et du patient.
    • Ranger et nettoyer le plan de travail.
    • Effectuer une hygiène des mains avec la SHA.
    • Installer le patient et s’installer correctement.

    Remarque : 

    Avant toute administration, vérifier la concordance entre la dose prescrite et la dose préparée. 

    Effectuer un calcul de dose précis et, en cas de doute, solliciter un double contrôle auprès d’un(e) collègue. Des exercices pratiques sont disponibles dans l’UE 4.4 sur Réussis ton IFSI.

    Début du soin

    • Choisir le site en fonction de l’injection : dans l’épaisseur du tissu musculaire, dans le deltoïde, la face externe de la cuisse ou le muscle moyen glutéal.
    • Choisir l’aiguille adaptée : longueur selon le site et la corpulence du patient.
    • Effectuer une hygiène des mains avec la SHA.
    • Réaliser l’antisepsie à l’aide d’une solution alcoolique et respecter les recommandations du fabricant et le séchage complet à l’air libre (généralement 30 secondes).20
    • Prévenir le patient  avant de piquer. Il est recommandé d’utiliser des mots adaptés qui permettent de réduire la douleur et l’anxiété.
    • Maintenir la peau tendue en la faisant glisser de quelques centimètres avec la main afin de limiter le dépôt de médicament en sous-cutané (voir paragraphe ci-dessous : « technique d’injection en Z »).

    Remarque : 22

    Lors des injections sous-cutanées ou intramusculaires de vaccins, la bulle d’air ne doit pas être expulsée. Pour les autres médicaments, il convient de se référer aux indications de la notice.

    En cas d’injections fréquentes et répétées, il est recommandé d’alterner les sites d’injection.

    La technique d’injection en Z ou  « Z-track»

    Plusieurs auteurs conseillent d’utiliser la technique du « trajet en Z » pour les injections intramusculaires. La technique consiste à tendre la peau préalablement à l’insertion de l’aiguille, en la faisant glisser de quelques centimètres avec la main qui ne tient pas la seringue, pour que le trajet sous-cutané de l’aiguille ne soit plus aligné avec le trajet intramusculaire quand la peau est relâchée après l’injection. Cette technique semble réduire la douleur et les réactions locales en diminuant le reflux du liquide injecté vers le tissu sous-cutané.1.2.11

    Injection intramusculaire en Z montrant le déplacement de la peau puis son relâchement après l’injection

    Fin du soin

    • Piquer rapidement à un angle de 90 degrés. 
    • Vérifier l’absence de reflux sanguin en tirant le piston, sauf s’il s’agit d’un vaccin.
    • Ne pas injecter le produit en présence d’un reflux sanguin. Dans ce cas, recommencer avec une nouvelle aiguille et une nouvelle seringue.
    • Injecter le produit lentement (1 mL en 10 secondes, et attendre 5 à 10 secondes une fois le produit injecté pour retirer l’aiguille).1.2.8
    • Retirer l’aiguille. 
    • Activer immédiatement le dispositif de sécurité (si l’aiguille en est équipée) après le retrait.
    • Se débarrasser immédiatement de l’aiguille dans un collecteur OPCT.
    • Ne pas masser et appliquer une légère pression avec une compresse sèche pour contrôler le saignement.
    • Comprimer le point d’injection avec une compresse si nécessaire. Chez un patient anticoagulé, maintenir la compression pour réduire le risque de saignement.13
    • Appliquer un pansement si besoin.

    À retenir : 1.4.8.13


    Pour les vaccins, l’aspiration n’est pas recommandée quel que soit le site d’injection, car aucun gros vaisseau n’est présent au niveau des sites recommandés et cette manœuvre augmente la douleur. 

    Pour les autres médicaments intramusculaires, les recommandations diffèrent et certaines maintiennent l’aspiration tandis que d’autres ne la recommandent pas. En France, les protocoles institutionnels varient et doivent être suivis en priorité. 

    Pour les autres injections intramusculaires, si un reflux sanguin apparaît lors de l’aspiration, cela signifie que l’aiguille est dans un vaisseau et qu’il ne faut pas injecter. Il faut recommencer avec une nouvelle seringue et une nouvelle aiguille.

    Ne pas masser après une injection IM, car le massage accentue la douleur, favorise l’irritation locale et peut augmenter le reflux du produit.

    Après le soin

    • Ranger et nettoyer le plan de travail.
    • Réinstaller le patient.
    • Évacuer les déchets correctement.
    • Effectuer une hygiène des mains avec SHA.
    • Noter dans le dossier :
      • le produit injecté.
      • la dose.
      • le site d’injection.
      • le numéro de lot.
      • la date et l’heure d’administration.
    • Surveiller les effets indésirables éventuels du produit.
    • Surveiller l’absence d’apparition d’hématome, de saignement, de douleur, de gonflement, de rougeur au niveau du point d’injection.
    • Surveiller l’apparition d’infection ou de choc anaphylactique.
    • Fournir des conseils par rapport au produit injecté.

    Remarque :

    Après toute injection vaccinale, surveiller le patient au moins 15 minutes afin de détecter une réaction anaphylactique ou un malaise vagal. La majorité des réactions anaphylactiques surviennent dans ce délai.23

    La formation adéquate du personnel soignant en matière d’injections intramusculaires permet de minimiser les risques de complications et de garantir l’efficacité maximale du médicament administré.

    Remerciements

    Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Isabelle BATAILLE (cadre de santé et formatrice en IFSI), Aude PALLIER (formatrice et référente en santé) et Badia JABRANE (directrice pédagogique).

    Chez Réussis ton IFSI, nous nous engageons à proposer des contenus d’une fiabilité inégalée. En complément de l’expertise interne de notre équipe habituelle, nous valorisons l’apport de professionnel(le)s extérieur(e)s qualifié(e)s qui enrichit nos articles de perspectives nouvelles.

    Cet article a été co-écrit avec Antonin Fatoux infirmier rédacteur chez Réussis ton IFSI.

    Sources

    1. Polania Gutierrez, J. J. & Munakomi, S. (2023). Intramuscular Injection.
    2. Santé et services sociaux Québec. (2025). Méthode de soins infirmiers : administration d’agents antinéoplasiques par voie sous-cutanée et par voie intramusculaire.
    3. HAS. (2019). Rattrapage vaccinal en population générale.
    4. Santé Publique Ontario. (2021). Technique d’injection intramusculaire (IM) pour la vaccination – Muscle deltoïde.
    5. Sabharwal, K. A. & Simon, M. W. (2023). Arm or Leg? The best site for injections in pediatric patients.
    6. Charmode, S. et al. (2022). Deltoid Intramuscular Injections: A Systematic Review of Underlying Neurovascular Structures and Safer Site Proposal.
    7. Bancsi, A., Houle, S. K. D. & Grindrod, K. A. (2018). Shoulder injury related to vaccine administration (SIRVA).
    8. National Academies of Sciences. (2024). Evidence Review of the Adverse Effects of COVID-19 Vaccination and Intramuscular Vaccine Administration.
    9. Fekonja, U., Fekonja, Z. & Vrbnjak, D. (2025). Knowledge and practical skills of intramuscular injection among nursing staff.
    10. CHUV. (2019). Procédure de soin : Injection intramusculaire (IM).
    11. Cmc, S. et al. (2021). Effectiveness of physical stimulation on injection pain: systematic review protocol.
    12. Zaybak, A. et al. (2007). Does obesity prevent the needle from reaching muscle?
    13. CDC. (2025). Vaccine Administration: During Vaccination.
    14. Coskun, H., Kilic, C. & Senture, C. (2016). Evaluation of dorsogluteal vs ventrogluteal injection sites.
    15. Park, C.-W., Cho, W.-C. & Son, B.-C. (2019). Iatrogenic sciatic nerve injury due to intramuscular injection.
    16. Fourault, C. (2018). Injections IM et SC : déterminants de la douleur.
    17. Larkin, T. A. et al. (2018). Influence of gender, BMI and body shape on injection outcomes.
    18. Strohfus, P., Palma, S. & Wallace, C. T. (2022). Depth needed to reach muscle based on BMI and gender.
    19. Légifrance. (2025). Code de la santé publique : Article R4311-7.
    20. SF2H. (2016). Antisepsie de la peau saine avant un geste invasif chez l’adulte.
    21. SF2H. (2024). Intérêt du port de gants pour les injections IM, SC et ID.
    22. URPS Infirmiers libéraux. (2018). Faut-il purger un vaccin de son air ?
    23. Vaccination Info Service. (2023). Prise en charge de l’anaphylaxie.