La transfusion sanguine consiste à administrer des produits sanguins labiles (PSL), le plus souvent des concentrés de globules rouges (CGR) par perfusion intraveineuse. La transfusion de CGR compense un déficit en globules rouges en cas d’anémie sévère, d’hémorragie aiguë ou de maladie hématologique.
La réalisation de l’acte transfusionnel (vérification du groupe sanguin, de la compatibilité, CUPT, surveillance attentive) relève de la responsabilité de l’infirmier(e) dans le cadre d’une prescription médicale. Le signalement de tout effet événement indésirable relève de l’hémovigilance.
Ce guide infirmier détaille chaque étape du processus transfusionnel, de la prescription médicale à la traçabilité post-transfusionnelle. Il s’adresse aux étudiant(e)s en soins infirmiers et aux infirmier(e)s.
Don de sang et de produits sanguins labiles (PSL)
Les produits sanguins labiles (PSL) transfusés aux patients sont préparés à partir du sang total recueilli lors des dons de sang humain. En France, le don repose sur quatre principes : bénévolat, volontariat, anonymat et gratuité selon le Code de la santé publique.1
La traitement et la conservation du sang, à chaque étape de la chaîne transfusionnelle, garantissent la sécurité du receveur. Les caractéristiques de chaque type de produit sanguin sont détaillées dans notre article sur les produits sanguins labiles.
Principes d’immuno-hématologie pour la transfusion sanguine
L’immuno-hématologie étudie les interactions entre le système immunitaire et les antigènes présents à la surface des cellules sanguines. La compatibilité ABO et rhésus, la recherche d’anticorps anti-érythrocytaires irréguliers (RAI) et le principe d’agglutination contribuent à déterminer la compatibilité entre le sang du donneur et celui du receveur.
Les principes de compatibilité immunologique (systèmes ABO, rhésus, anticorps irréguliers) sont développés dans notre article sur le contrôle ultime pré-transfusionnel (CUPT).
Cadre réglementaire de la transfusion sanguine
Le système français d’hémovigilance, né de la nécessité de prévenir le risque de transmission d’agents infectieux par les PSL, surveille l’ensemble des événements indésirables liés à la transfusion. Cette vigilance s’appuie sur plusieurs textes réglementaires que l’infirmier(e) doit connaître dans sa pratique quotidienne.
Rôle infirmier dans l’acte transfusionnel
L’arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins infirmiers autorise l’infirmier(e) à réaliser l’acte transfusionnel sur prescription médicale, sous réserve d’effectuer les contrôles d’identité et de compatibilité obligatoires.2
L’infirmier(e) en pratique avancée (IPA) peut renouveler ou adapter une prescription de PSL, à l’appréciation du médecin prescripteur et dans le cadre d’une procédure écrite établie par ce dernier. La prescription initiale de PSL reste un acte médical.3
Textes encadrant la pratique transfusionnelle
L’instruction du 19 juin 2026 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel est le texte de référence pour la réalisation de l’acte transfusionnel. Elle remplace l’instruction du 16 novembre 2021 et couvre l’ensemble du processus transfusionnel, de la prescription à la surveillance post-transfusionnelle.3
Elle fournit en annexe 2 un modèle de liste des contrôles à effectuer tout au long de la chaîne transfusionnelle.
L’arrêté du 15 mai 2018 encadre les examens d’immuno-hématologie érythrocytaire réalisés avant toute transfusion sanguine. Il fixe les qualifications du personnel, les protocoles d’examen et les exigences de traçabilité.4
Le transport des PSL obéit aux bonnes pratiques définies par la décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) du 10 juillet 2018. La décision du 10 mars 2020 elle fixe les bonnes pratiques des établissements de transfusion sanguine, prévues à l’article L.1222-12 du Code de la santé publique.5.6
Traçabilité des PSL et hémovigilance
Le Code de la santé publique impose la traçabilité complète de chaque PSL, du don jusqu’à l’administration. Tout événement indésirable doit être signalé sans délai au correspondant d’hémovigilance de l’établissement et à la structure de délivrance. Cette obligation concerne l’ensemble du personnel soignant impliqué dans la chaîne transfusionnelle.7
Indications de la transfusion de concentrés de globules rouges (CGR)
La transfusion sanguine est nécessaire dans de nombreuses situations, des urgences hémorragiques (traumatisme, perte de sang lors d’une intervention chirurgicale) aux pathologies chroniques responsables d’anémies sévères. L’objectif de la transfusion de globules rouges est de rétablir une concentration d’hémoglobine adéquate afin de garantir le transport artériel de l’oxygène vers les cellules du corps.8
Sans transfusion, une anémie sévère peut entraîner des signes d’insuffisance coronaire, une insuffisance cardiaque, une hypotension ou une confusion mentale pouvant engager le pronostic vital.8
Les indications de la transfusion de plaquettes (thrombopénie sévère) et de la transfusion de plasma frais congelé (troubles de la coagulation, hémorragies sous anticoagulants) sont développées dans nos articles dédiés.
Seuils transfusionnels recommandés
Le seuil transfusionnel correspond au taux d’hémoglobine en dessous duquel la transfusion de globules rouges est recommandée. Le médecin évalue le rapport bénéfices/risques en tenant compte des recommandations et du tableau clinique du patient.8
Les seuils suivants sont issus des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le contexte de l’anesthésie-réanimation, de la chirurgie et de l’urgence, en dehors des situations d’hémorragie aiguë non contrôlée. Ces seuils sont des repères pour guider la décision médicale, pas des valeurs absolues.8
| Seuils d’hémoglobine pour transfuser | Situation clinique |
| 7 g/dL | Personne sans antécédents particuliers (y compris cardiopathie chronique équilibrée en réanimation). |
| 8 à 9 g/dL | Antécédents cardiovasculaires (contexte périopératoire). |
| 10 g/dL | Insuffisance coronarienne aiguë, insuffisance cardiaque avérée, patients bêta-bloqués, mauvaise tolérance clinique d’une anémie. |
Les recommandations conjointes SFAR-SRLF de 2019 confirment le seuil de 7 g/dL comme référence en soins critiques. Le seuil optimal chez les patients coronariens fait encore débat au sein de la communauté médicale.9
Ces recommandations peuvent être résumées ainsi :
- En dessous de 7 g/dL, la transfusion de CGR est généralement recommandée.
- Au-dessus de 10 g/dL, la transfusion n’est habituellement pas indiquée.
- Entre 7 g/dL et 10 g/dL, ce sont surtout les antécédents cardiaques du patient qui fixeront le seuil à maintenir.
- L’état clinique du patient prime toujours sur ces seuils.8
Contre-indications et précautions de la transfusion de CGR
Les sources institutionnelles françaises (HAS, ANSM) ne mentionnent aucune contre-indication absolue à la transfusion de concentrés de globules rouges. La transfusion de CGR est un traitement vital : lorsqu’elle est indiquée, elle n’est jamais interdite. Son utilisation est en revanche encadrée par des règles de compatibilité strictes et des précautions d’emploi.8
Compatibilité immunologique : la règle absolue
La transfusion d’un CGR incompatible avec les antigènes de groupe sanguin du receveur provoque une hémolyse pouvant engager son pronostic vital. Tout CGR transfusé doit être compatible avec le receveur sur la base des données immuno-hématologiques disponibles : phénotypage ABO-RH-KEL1 et RAI en cours de validité.
En cas de RAI positive ou d’antécédent d’anticorps, le laboratoire sélectionne des CGR compatibles et réalise une épreuve directe de compatibilité (EDC). Le contrôle ultime au lit du patient reste obligatoire dans tous les cas. 3.10
Certaines pathologies renforcent ces exigences de compatibilité :
- La drépanocytose nécessite des précautions transfusionnelles (phénotypage étendu) pour éviter un risque majeur d’hémolyse retardée chez le patient drépanocytaire (effet indésirable grave dont le signalement est en augmentation).10
- L’anémie hémolytique auto-immune active (AHAI) est une situation transfusionnelle complexe nécessitant une prise en charge immuno-hématologique adaptée car elle peut provoquer un conflit antigène/anticorps mimant une réaction transfusionnelle hémolytique.11
Ces vérifications sont détaillées dans les étapes de l’acte transfusionnel ci-dessous.
Tolérance de la transfusion et prévention de la surcharge
Le TACO (œdème pulmonaire de surcharge post-transfusionnel) est la première cause de décès d’imputabilité forte liée à la transfusion en France (69,2 % des décès sur la période 2019-2024). Les patients de plus de 70 ans, les insuffisants cardiaques ou rénaux et les patients atteints d’anémie chronique y sont particulièrement exposés.10
Le prescripteur précise le débit ou la durée de la transfusion sur la prescription. Si cette mention est absente, l’infirmier(e) se fait préciser la consigne avant de débuter. Pour les patients de plus de 70 ans, les nouveau-nés et tout patient à risque de surcharge volémique, le débit est adapté au poids du patient et la transfusion est fractionnée.3
Droit du patient au refus de transfusion
Le droit du patient à refuser la transfusion est garanti par l’article L1111-4 du Code de la santé publique. Le médecin respecte cette décision après avoir informé le patient des conséquences de son choix. En situation d’urgence vitale, la jurisprudence admet la réalisation de soins indispensables et proportionnés, dont la transfusion fait partie.12
Situations de non-indication
Certaines anémies chroniques liées à une carence en fer ou en vitamines relèvent d’une supplémentation adaptée et ne constituent pas une indication de transfusion, sauf si l’état clinique l’exige.9
Préparation de la transfusion sanguine étape par étape
Les étapes ci-dessous s’appliquent à la transfusion programmée ou en urgence relative. En cas d’urgence vitale, le protocole est adapté pour une intervention rapide.3
Cette section couvre les étapes préalables à la pose, de la décision médicale à la préparation du matériel.
Décision médicale et information du patient
Avant la réalisation de l’acte et chaque fois que cela est possible, le médecin qui prend en charge le patient et décide de transfuser doit : 3.13
- Informer le patient des bénéfices et des risques de la transfusion.
- Lui remettre une fiche d’information.
- Tracer le consentement (ou le refus) dans le dossier transfusionnel.
- Recueillir le consentement des titulaires de l’autorité parentale pour un patient mineur.
L’information délivrée par le médecin prescripteur peut être complétée par l’infirmier(e) en charge du patient, qui réalise l’acte transfusionnel.
Lorsque le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté (inconscience, sédation), le médecin peut consulter la personne de confiance et rechercher d’éventuelles directives anticipées. En situation d’urgence vitale, l’équipe médicale agit dans l’intérêt du patient (Articles L1111-4 et L1111-6 CSP).12.14
Prescription des examens d’immuno-hématologie
Le médecin prescrit les examens d’immuno-hématologie obligatoires si le patient ne dispose pas de documents valides. L’IPA peut également prescrire le groupage sanguin et la RAI pour les patients dont il assure le suivi. Quel que soit le degré d’urgence, ces prélèvements doivent être réalisés avant la pose du premier produit sanguin.3.13
Contenu de la prescription médicale
Elle est rédigée et signée par le médecin prescripteur (ou par l’IPA en cas de renouvellement ou d’adaptation) et doit mentionner : 3
- L’identification du service avec la date et l’heure de la prescription.
- L’identification stricte du patient par son Identifiant National de Santé (INS) si disponible ou dans l’attente de la généralisation de l’INS les données suivantes de son identité : nom de naissance, prénom de naissance, date de naissance, sexe.
- Les examens obligatoires selon le PSL prévu : 3
- Pour les CGR et les concentrés de granulocytes : phénotypage érythrocytaire ABO-RH-KEL1 (deux déterminations) et recherche d’anticorps anti-érythrocytaires irréguliers (anciennement « recherche d’agglutinines irrégulières »). Le médecin peut prescrire un phénotypage étendu dans un contexte d’allo-immunisation complexe ou dans l’optique de transfusions itératives.
- Pour les plaquettes : phénotypage érythrocytaire ABO-RH1.
- Pour le plasma : phénotypage érythrocytaire ABO.
- Les renseignements cliniques utiles (antécédents d’allo-immunisation, grossesses, traitements par anticorps monoclonaux susceptibles de fausser les résultats).
La RAI permet de détecter des anticorps susceptibles de réagir avec les antigènes du CGR transfusé. Sa validité est habituellement de 72 heures. Lorsque le résultat est négatif, cette validité peut être étendue à 21 jours si le médecin prescripteur confirme l’absence d’antécédents d’immunisation dans les 6 mois précédant l’analyse. En cas de RAI positive, cette extension ne s’applique pas, car le risque immunologique impose des épreuves de compatibilité rapprochées.3
| Remarque : 3 Chez les patients allogreffés de cellules souches hématopoïétiques, la carte de consignes transfusionnelles fait foi et il n’y a pas lieu de prescrire de nouvelle détermination de groupe sanguin. |
Cas de l’urgence vitale immédiate (UVI)
En UVI, la transfusion peut débuter avec des CGR O sans attendre les résultats du groupage sanguin ni de la RAI : 8
- Pour les femmes, de la naissance jusqu’à la fin de la période de fécondité, des CGR O (Rh négatif) sont utilisés en première intention afin de prévenir une allo-immunisation anti-RH1.
- Pour les autres patient(e)s, des CGR O (Rh positif) sont privilégiés afin de préserver les stocks de CGR O négatif.
Les prélèvements pré-transfusionnels restent obligatoires et doivent impérativement être réalisés avant la pose de la première poche. Ils sont analysés en différé pour poursuivre la transfusion dans le groupe du patient dès que possible.3
Réalisation des prélèvements pré-transfusionnels
Le prélèvement est une étape sensible, source fréquente d’erreurs d’attribution. Le/la professionnel(le) qui prélève respecte les règles suivantes : 3.8.13
- Vérification de l’identité du patient avec une question ouverte (le patient épelle son nom de naissance, nom d’usage, prénom et date de naissance), réponse confrontée à la prescription et au bracelet d’identification.
→ À défaut (patient inconscient, sédaté, aphasique), l’identification repose sur le bracelet d’identification, le dossier du patient ou les proches, selon la procédure d’identitovigilance de l’établissement.
- Étiquetage des tubes immédiatement après le prélèvement, au chevet du patient, avec l’identité complète (INS), la date et l’heure. Au mieux, faire relire l’étiquette par le patient avant envoi.
- Respect de la règle des deux déterminations : les tubes proviennent de deux actes de prélèvement distincts (deux professionnel(le)s différent(e)s, ou le/la même professionnel(le) lors de deux actes séparés avec nouvelle vérification d’identité).
- Transmission au laboratoire avec une fiche comportant le nom, la signature et la qualité du préleveur, la date, l’heure et le nombre d’échantillons.
| Remarque : 3 En période néonatale, le phénotypage est réalisé sur un prélèvement veineux du nouveau-né. La RAI est préférentiellement effectuée sur le sang de la mère, prélevé entre 72 heures avant l’accouchement et 4 mois post-partum. |
Prescription et commande des produits sanguins labiles
Avant de lancer la commande de PSL, l’infirmier(e) vérifie les paramètres vitaux pré-transfusionnels du patient (pouls, pression artérielle, température, SpO2, fréquence respiratoire) et vérifie l’existence d’une voie d’abord fonctionnelle dédiée ou procède à sa pose.3
Un PSL réceptionné alors que le patient n’est pas prêt (absence de voie d’abord, paramètres vitaux anormaux nécessitant un avis médical) risque de dépasser le délai de 6 heures et d’être détruit.
Dans le même but, il est recommandé de privilégier la prescription unitaire pour les CGR et de fractionner les commandes selon les besoins du patient.3
Rôle médical : contenu obligatoire de la prescription
La prescription de PSL, rédigée sur un document préimprimé ou via un système informatisé sécurisé, comporte obligatoirement : 3.13
- L’identification de l’établissement, du service demandeur, le nom et la signature du médecin prescripteur.
- L’identification complète du patient.
- Les caractéristiques du produit :
- Type de PSL (CGR, plaquettes, plasma).
- Quantité ou volume (notamment en pédiatrie).
- Qualifications (phénotypé, CMV négatif).
- Transformations (irradié, déplasmatisé) nécessaires selon le protocole du patient.
- La date et l’heure prévues pour la transfusion.
| Remarque : 15.16 Pour les plaquettes, le poids du patient et le résultat de la dernière numération plaquettaire sont requis. Pour le plasma, l’indication clinique précise doit figurer sur la prescription. |
Degrés d’urgence transfusionnelle
Le médecin précise le degré d’urgence, qui conditionne le délai de délivrance : 3.13
- Urgence vitale immédiate (UVI) : délivrance sans délai, sans attendre les résultats du groupage ni de la RAI.
- Urgence vitale (UV) : délivrance en moins de 30 minutes, sur la base des résultats d’immuno-hématologie disponibles, mais sans attendre la RAI.
- Urgence relative (UR) : délivrance en 2 à 3 heures, après réalisation du groupage et de la RAI.
Les transfusions ne relevant pas de ces catégories sont dites « programmées ».
Rôle de l’infirmier(e) : transmission de la commande
La commande transmise à l’Établissement français du sang (EFS) ou au dépôt de sang est accompagnée des résultats d’immuno-hématologie valides du patient, ou à défaut des tubes prélevés pour analyse par le laboratoire.
Toute information clinique utile à la sécurité (antécédents de transfusion, grossesses, allogreffe, traitements par anticorps monoclonaux) est jointe à la demande.
Toute modification de la prescription ou indisponibilité d’un produit fait l’objet d’une concertation entre la structure de délivrance et le prescripteur. Hors protocole validé ou recommandation HAS, un médecin ou un pharmacien habilité au conseil transfusionnel confirme la modification.3
Réception et contrôle de conformité des produits sanguins labiles
La réception dans le service de soins est une barrière de sécurité majeure, car de nombreuses erreurs d’attribution ou de logistique peuvent être repérées à ce stade.
Cette étape est réalisée par du personnel formé (infirmier(e), sage-femme, médecin) et s’appuie sur une procédure écrite de l’établissement.3
Chaque PSL livré est accompagné d’une fiche de délivrance émise par la banque de sang. Ce document associe l’identité du patient à l’identification des PSL qui lui sont attribués.
Températures réglementaires et délais d’administration
À l’arrivée du colis, l’infirmier(e) vérifie qu’il est destiné au bon établissement, au bon service et au bon patient. Le nombre et l’intégrité des produits sont contrôlés, ainsi que le respect des conditions de transport et la température du PSL. Le bordereau de réception est signé et daté en présence du livreur.
En cas d’anomalie (discordance, non-respect des températures, poche endommagée), contacter la structure de délivrance.
| PSL | Température attendue | Délai maximal pour transfuser |
| CGR | +2 °C à +6 °C (transport : +2 °C à +10 °C) | 6 heures après réception dans le service |
| Concentrés plaquettaires | +20 °C à +24 °C | |
| Plasma frais congelé (PFC) | Décongelé à +37 °C par l’EFS | 6 heures après décongélation |
Si le médecin a prescrit des plaquettes avec une transformation particulière, comme des plaquettes « déplasmatisées » (lavées) ou « réduites de volume » (surtout en pédiatrie), la durée de vie totale du produit s’effondre. Le produit est périmé 6 heures après la fin de la transformation par l’EFS. Le délai pour les perfuser est donc extrêmement court lors de la réception.15
Vérification de la conformité des produits et des documents
L’identité du patient sur la prescription médicale doit être identique à celle figurant sur la fiche de délivrance. La nature du PSL, le nombre de poches, le groupe sanguin, les qualifications et les transformations doivent correspondre exactement à la prescription.3
L’infirmier(e) procède à l’inspection visuelle de chaque poche : 3.13
- Intégrité (absence de fuite au niveau des soudures).
- Date et heure de péremption.
- Aspect du produit (absence de caillots, coloration normale).
Pour les concentrés plaquettaires, l’infirmier(e) vérifie la présence du tournoiement (variation de brillance caractéristique).15 Les critères de vérification spécifiques sont détaillés dans notre article sur la transfusion de plaquettes.
Toute discordance d’identité, anomalie visuelle ou doute impose de ne pas transfuser le produit, de l’isoler et de contacter immédiatement la structure de délivrance.3
| Remarque : 3.15.16 La conservation du PSL dans le service doit être évitée. Le réfrigérateur du service ne maintient pas la plage de température réglementaire et ne peut pas être utilisé. En pratique, entre la réception et la pose, le PSL reste dans son emballage de transport selon la procédure locale de l’établissement. Un plasma décongelé ne doit jamais être recongelé. Les concentrés plaquettaires sont conservés sous agitation constante à l’EFS, mais cette agitation peut être interrompue dans le service en attendant la pose sans dommage pour les cellules. La transfusion doit débuter dans les meilleurs délais après réception. |
Préparation du matériel et du dossier transfusionnel
L’infirmier(e) rassemble l’ensemble du matériel sur une surface propre et désinfectée avant de débuter. Pour l’ensemble du matériel, l’intégrité des emballages et les dates de péremption sont vérifiées.
| Matériel | |
| Documents obligatoires | Prescription médicale, fiche de délivrance, dossier transfusionnel (deux déterminations + RAI valide), étiquettes patient. |
| Matériel de transfusion | Poche de PSL, tubulure spécifique munie d’un filtre et d’un perforateur. |
| Contrôle pré-transfusionnel | Kit de contrôle ultime de compatibilité ABO (uniquement pour les CGR et les granulocytes). |
| Rinçage de la voie | Seringue NaCl 0,9 % préremplie ( ≥ 10 mL), bouchon stérile. |
| Surveillance des paramètres vitaux | Tensiomètre, thermomètre, saturomètre. |
| Hygiène et antisepsie | Solution hydroalcoolique (SHA), compresses stériles, Alcool à 70° pour manipulation des lignes, gants non stériles. |
| Élimination des déchets | Sac d’éliminations de déchets (DASRI/DAS), conteneur OPCT. |
Les PSL incomplètement utilisés ou périmés sont éliminés en filière DASRI (article R.1335-1 du CSP).17 Les poches complètement transfusées, après le délai de conservation de 4 heures et en l’absence de réaction, suivent la filière DAS (déchets d’activités de soins).
Réalisation de la transfusion sanguine étape par étape
Cette étape se déroule au chevet du patient. Elle applique la règle des 3 unités définie par l’ANSM et des produits de santé : 3.13
- Unité de lieu : toutes les actions se déroulent au chevet du patient.
- Unité de temps : les contrôles sont effectués juste avant la pose, sans délai.
- Unité d’action : la préparation, les contrôles et la pose sont réalisés par le/la même infirmier(e), sans interruption de tâche.
Un médecin présent dans l’établissement doit pouvoir intervenir à tout moment pendant l’acte transfusionnel.3
Lorsque plusieurs PSL sont prescrits, chaque poche est transfusée individuellement. Le CUPT et la prise des paramètres vitaux sont renouvelés pour chaque nouvelle unité. L’ensemble des vérifications de concordance est repris à chaque pose.
Choix de la voie d’abord pour la transfusion
En pratique, la transfusion est le plus souvent réalisée sur une VVP dédiée, mais aussi sur VVC ou PICC-line (réanimation, oncologie) lorsque l’abord est déjà en place. La réglementation française n’impose pas la voie veineuse périphérique : elle demande « une voie veineuse réservée si possible à la transfusion ».3
VVC et PICC-line ne sont pas exclus, et plusieurs référentiels internationaux (Société canadienne du sang, Australian and New Zealand Society of Blood Transfusion) les autorisent explicitement.18.19
La voie (ou lumière utilisée) est réservée au PSL, sans co-administration d’autres produits. Seul le sérum physiologique (NaCl 0,9 %) est toléré en dérivation (robinet fermé) pour maintenir la voie perméable en cas d’incident.3
Si aucune voie dédiée n’est disponible (patient avec une perfusion continue, capital veineux précaire), positionner un prolongateur avec robinet 3 voies au niveau de la connexion proximale pour limiter la longueur de tubulure souillée et faciliter le rinçage pulsé après la transfusion.20
Contrôle ultime pré-transfusionnel (CUPT)
Le contrôle ultime pré-transfusionnel est le dernier rempart de sécurité avant la pose du PSL. Il est renouvelé pour chaque unité transfusée et se décompose en deux étapes réalisées sans interruption : 3
- Le contrôle de concordance des documents (identité du patient, documents, produit(s)) pour tous les PSL.
- Le test de compatibilité ABO sur carte test pour les CGR et les granulocytes.
Toute discordance, non-conformité, difficulté ou doute d’interprétation conduit à ne pas débuter la transfusion. L’infirmier(e) contacte le médecin responsable de la transfusion, qui sollicite si nécessaire le médecin ou le pharmacien habilité au conseil transfusionnel. La structure de délivrance est contactée selon la procédure de l’établissement.3
La procédure complète est disponible dans notre article sur le contrôle ultime pré-transfusionnel (CUPT).
Branchement du PSL
Avant la pose de chaque poche, l’infirmier(e) mesure et retranscrit les paramètres vitaux de référence du patient : température, pouls, pression artérielle et saturation en oxygène (SpO2), complétés si besoin par la fréquence respiratoire.3
| Remarque : Les recommandations actuelles ne précisent pas si la transfusion doit se faire au lit ou au fauteuil. En pratique, elle est généralement réalisée au lit par sécurité : en cas d’incident transfusionnel, de malaise ou d’hypotension, le patient peut être allongé immédiatement, sans risque de chute. La position demi-assise est possible selon le confort et l’état respiratoire du patient. |
L’infirmier(e) procède au branchement sans interruption de tâche :
- Effectuer une hygiène des mains par friction hydroalcoolique (FHA) en respectant les étapes recommandées, pour une durée minimale de 20 à 30 secondes.21
- Ouvrir aseptiquement la tubulure de transfusion et les compresses stériles.
- Imbiber les compresses d’antiseptique alcoolique (alcool à 70° de préférence) pour la désinfection de la membrane et la manipulation des raccords.22
- Effectuer une nouvelle FHA et enfiler les gants non stériles (la manipulation de PSL expose au risque de contact avec le sang).
- Effectuer une friction de la membrane du PSL avec une compresse stérile imprégnée de solution alcoolique pendant au moins 15 secondes, suivie d’un séchage spontané complet.22
- Insérer le perfuseur dans la poche en maintenant l’asepsie.
- Suspendre la poche sur le pied à perfusion.
- Remplir la chambre compte-gouttes jusqu’au repère et purger la tubulure jusqu’à élimination de toute bulle d’air.
- Raccorder la tubulure à la voie d’abord dédiée à l’aide d’une compresse imbibée d’antiseptique alcoolique.
- Éliminer les déchets dans la filière adaptée.
- Effectuer une FHA.
La transfusion de sang débute à débit très lent. Le débit, la surveillance et les précautions sont détaillés dans la section suivante.
Débit et surveillance de la transfusion
Le prescripteur doit préciser le débit ou la durée de la transfusion, en particulier pour les nouveau-nés, les jeunes enfants et les patients de plus de 70 ans. Si cette précision manque, l’infirmier(e) se fait préciser la consigne avant de poursuivre.
La surveillance : 3.13
- Les 15 premières minutes : la transfusion débute avec un faible débit, 1 à 2 mL/min (15 à 30 gouttes/min). Si la tolérance clinique et les paramètres vitaux sont bons, le débit est progressivement augmenté pour atteindre le débit prescrit dans les 15 premières minutes. L’infirmier(e) reste au chevet du patient et exerce une surveillance continue, car c’est durant cette période que surviennent les accidents transfusionnels.
→ Une surveillance « attentive et continue » est exigée sans imposer de fréquence chiffrée. Cependant, de nombreux services protocolisent un relevé des paramètres vitaux toutes les 5 minutes pendant les 15 premières minutes.
- Après les 15 premières minutes : la surveillance devient régulière et adaptée à l’état clinique du patient. Les paramètres vitaux sont également relevés à la fin de la transfusion et la surveillance se poursuit pendant 2 heures après. La coloration des urines est également surveillée : un aspect foncé de type « Porto » peut signaler une hémolyse.
→ Dans le cadre de la prévention d’un TACO, pour les sujets de plus de 70 ans, et pour tout patient identifié comme à risque de développer une surcharge, le débit de la transfusion doit être adapté à leur état clinique et prescrit par le médecin prescripteur en tenant compte du poids du patient.3
À titre indicatif, les durées d’administration retenues par l’ANZSBT (Australian and New Zealand Society of Blood Transfusion) pour un patient adulte sans risque de développer une surcharge sont les suivantes : 19
| PSL | Temps d’administration |
| Concentré de globules rouges (CGR) | 60 à 180 minutes |
| Concentré plaquettaire | 15 à 30 minutes |
| Plasma frais congelé (PFC) | Environ 30 minutes |
Les paramètres vitaux sont tracés dans le dossier transfusionnel au fur et à mesure. La traçabilité du PSL débute dès le branchement et se poursuit pendant tout l’acte, elle n’attend pas la fin de la transfusion .13
Tout symptôme anormal (frissons, fièvre, dyspnée, hypotension, douleur lombaire, urticaire, réaction allergique) impose de suspendre immédiatement la transfusion tout en maintenant la voie perméable avec du sérum physiologique, et d’alerter le médecin sans délai.
L’instruction de 2026 recommande de ne pas reprendre la transfusion interrompue et de privilégier un nouveau PSL si le besoin transfusionnel persiste après réévaluation médicale. Si le médecin décide de reprendre avec le même PSL, cette décision doit être notée et justifiée dans le dossier médical.3
La conduite à tenir est développée dans notre article sur les complications et conduites à tenir lors d’une transfusion sanguine.
Procédure post-transfusionnelle et traçabilité
Débranchement du PSL
- Effectuer une FHA et enfiler des gants non stériles.
- Clamper la tubulure.
- Débrancher la tubulure de la voie d’abord du patient avec une compresse stérile imprégnée d’antiseptique alcoolique et procéder au rinçage pulsé du cathéter (voir la partie « Rinçage de la voie d’abord » ci-dessous).
Sauf impossibilité technique, le débranchement du PSL doit être réalisé systématiquement selon la technique du « double nœud » : 3
Rinçage de la voie d’abord
Après le débranchement, effectuer un rinçage pulsé du cathéter à la seringue : 20
- Utiliser une seringue d’une capacité ≥ 10 mL remplie de 10 mL de NaCl 0,9 % (privilégier les seringues préremplies).
- Connecter la seringue avec une compresse stérile imprégnée d’alcool à 70°, sans toucher directement le connecteur.
- Injecter par poussées successives (rinçage pulsé) pour créer des turbulences et décoller les résidus.
- Connecter un bouchon stérile pour obturer le cathéter ou le soluté prescrit le cas échéant.
- Ne pas utiliser de seringue de capacité inférieure à 10 mL, car la surpression générée peut endommager le cathéter.
Il ne faut pas confondre le rinçage (nettoyage de la lumière après débranchement, à la seringue) avec la dérivation ou garde-veine (NaCl 0,9 % en poche, branché en dérivation avec robinet fermé pendant la transfusion pour maintenir la voie perméable en cas d’incident).
Conservation du PSL
Conserver la poche vide avec sa tubulure à double nœud et la carte de contrôle ultime (CGR) pendant au minimum 4 heures dans le service, pour permettre une éventuelle analyse bactériologique.
En l’absence de réaction passé ce délai, les poches complètement transfusées sont éliminées en filière DAS (anciennement DAOM) et les poches incomplètement utilisées ou périmées suivent la filière DASRI (article R.1335-1 du CSP).3.17
Le lieu et le conditionnement de cette conservation (bac dédié, sac de recueil) dépendent du protocole de l’établissement.
Traçabilité
Compléter le dossier transfusionnel du patient tout le long de la transfusion.
Pendant la transfusion :
- Coller les numéros de traçabilité des PSL sur la fiche transfusionnelle et sur la fiche de délivrance.
- Effectuer la traçabilité informatique si le dossier transfusionnel est informatisé.
- Compléter le dossier transfusionnel tout au long de l’acte.
- Consigner toute interruption, non-transfusion ou effet indésirable.
Après la transfusion :
- Reporter sur la fiche de délivrance la date et l’heure de fin, le nom et la signature de l’infirmier(e).
- Renseigner la présence ou l’absence d’effet indésirable.
- Valider informatiquement la transfusion ou renvoyer l’exemplaire prévu à l’ETS selon la procédure de l’établissement.
- Conserver les éléments de traçabilité dans le dossier transfusionnel du patient.
Le dossier transfusionnel doit être conservé 30 ans sur un support au choix (papier ou informatique) permettant de préserver l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité des données.3
Suivi post-transfusionnel
Avant la sortie du patient, le médecin remet un document d’information post-transfusionnel au patient lui précisant le type et le nombre de PSL reçus et il prescrit une RAI de contrôle à réaliser dans un délai de 1 à 3 mois après la transfusion.3
Pour les patients ayant reçu des plaquettes, une numération plaquettaire de contrôle est réalisée entre 18 et 24 heures après la transfusion.3
Transfusion hors hospitalisation conventionnelle
La transfusion peut être réalisée en dehors d’une hospitalisation complète. Les modalités de surveillance et de sortie sont adaptées au contexte.
Hospitalisation de jour et ambulatoire
Dans le cadre d’une hospitalisation de jour ou en ambulatoire, la sortie du patient est validée par un médecin après la période de surveillance post-transfusionnelle. L’infirmier(e) remet au patient une information écrite précisant la conduite à tenir devant un éventuel effet indésirable après sa sortie.3
Hospitalisation à domicile (HAD)
La transfusion en HAD suit intégralement le protocole hospitalier. L’ensemble des étapes réglementaires de l’Instruction de 2026 s’appliquent de la même manière qu’en établissement de santé.23
L’infirmier(e) qui réalise la transfusion à domicile respecte les particularités suivantes : 23
- Un médecin est joignable à distance à tout moment et pendant les deux heures qui suivent la fin de la transfusion.
- Le patient donne son accord pour être transfusé à domicile. Un proche s’engage à rester sur place pendant au moins deux heures suivant la transfusion pour donner l’alerte en cas d’effet indésirable tardif.
- Un seul PSL est transfusé par séance.
- L’infirmier(e) assure le transport du PSL jusqu’au domicile et le rapatriement du matériel vers sa structure ou vers l’EFS en cas de complication.
Le rôle de l’infirmier(e) dans la sécurité transfusionnelle
L’acte transfusionnel, bien que courant, demeure un acte à haut risque. Comme le rappelle la Société Francophone de Transfusion Sanguine (SFTS), « chaque étape doit être rédigée et connue par le personnel. Le non-respect ou la méconnaissance de ces procédures peut conduire à des incidents susceptibles de mettre en jeu la vie des patients ». En réalisant le CUPT et en appliquant la règle des 3 unités, l’infirmier(e) représente le dernier filet de sécurité avant l’administration du produit.13
La pratique transfusionnelle évolue. Les recommandations actuelles encouragent une stratégie d’épargne transfusionnelle adaptée au profil du patient, qui a pour but de réduire l’exposition aux PSL lorsque cela est possible.9
La numérisation de la chaîne (prescription connectée, INS, traçabilité informatisée) renforce la sécurité de chaque étape. Cependant l’infirmier(e) reste au centre de ces évolutions.
Remerciements
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude au Docteur Jean-Yves Py, secrétaire général de la Société Francophone de Transfusion Sanguine (SFTS), pour sa relecture attentive de cet article et sa précieuse contribution.
Nous remercions également Isabelle BATAILLE (cadre de santé et formatrice en IFSI), Aude PALLIER (formatrice et référente en santé), Marielle LABORDE (formatrice en santé), Badia JABRANE (directrice pédagogique), Carole PALLARES (infirmière hygiéniste) et Sophie SANGUINI (infirmière hygiéniste) pour leur relecture et leur contribution à la qualité pédagogique des contenus.
Chez Réussis ton IFSI, nous nous engageons à proposer des contenus fiables et conformes aux recommandations en vigueur. En complément de l’expertise de notre équipe, nous sollicitons des professionnel(le)s extérieur(e)s qualifié(e)s qui enrichissent nos articles de leur regard clinique.
Sources
- Code de la santé publique (2026). Chapitre Ier : Collecte, préparation et conservation du sang, de ses composants et des produits sanguins labiles (articles L1221-1 à L1221-14).
- Ministère de la Santé (2026). Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d’Etat – Légifrance.
- Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées (2026). Instruction n° DGS/PP4/2026/97 du 19 juin 2026 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel
- Ministère des Solidarités et de la Santé (2018). Arrêté du 15 mai 2018 fixant les conditions de réalisation des examens de biologie médicale d’immuno-hématologie érythrocytaire.
- ANSM (2018). Décision ANSM du 10 juillet 2018 portant sur les bonnes pratiques de transport des prélèvements, produits et échantillons issus du sang humain.
- ANSM (2020). Décision ANSM du 10 mars 2020 définissant les principes de bonnes pratiques prévus à l’article L.1222-12 du Code de la santé publique.
- Code de la santé publique (2026). Section 4 : Hémovigilance et sécurité transfusionnelle (articles R1221-22 à R1221-52).
- HAS (2014). Transfusions de globules rouges homologues : produits, indications, alternatives.
- RFE commune SFAR/SRLF (2019). Gestion et prévention de l’anémie (hors hémorragie aigüe) chez le patient adulte de soins critiques.
- ANSM (2025). 22ème rapport national d’hémovigilance.
- ANSM (2014). L’incompatibilité immunologique érythrocytaire.
- Code de la santé publique (2026). Article L1111-4.
- SFTS (2022). L’acte transfusionnel.
- Code de la santé publique (2026). Article L1111-6.
- HAS (2015). Transfusion de plaquettes : produits, indications.
- HAS (2012). Transfusion de plasma thérapeutique : produits, indications. Haute Autorité de Santé.
- Code de la santé publique (2017). Article R1335-1.
- Société canadienne du sang (2021). Administration de produits sanguins.
- Australian and New Zealand Society of Blood Transfusion & Australian College of Nursing (2024). GUIDELINES FOR THE ADMINISTRATION OF BLOOD PRODUCTS.
- SF2H (2024). Relatif au rinçage pulsé sur dispositif intravasculaire.
- SF2H (2023). Les étapes de la friction hydro-alcoolique.
- SF2H (2019). Prévention des infections liées aux cathéters périphériques vasculaires et sous-cutanés.
- SFTS, SFVTT, CNCRH, FNEHAD (2021). Hospitalisation à domicile et transfusion.