Station debout prolongée, déplacements fréquents, sols glissants : en établissement de santé comme en EHPAD, les pieds des soignant(e)s subissent des contraintes mécaniques répétées pendant chaque garde. Maux de dos, douleurs plantaires et fatigue s’installent d’autant plus vite que la chaussure est inadaptée.
Cet article compare les baskets et les Crocs selon plusieurs critères : semelle, amorti, maintien du pied et hygiène. Les sabots médicaux, encore utilisés dans certains services, sont également évoqués. L’objectif est d’orienter le choix vers une chaussure adaptée à la pratique professionnelle et à l’environnement de soins.
Pourquoi le choix des chaussures est essentiel
En service, le personnel médical passe l’essentiel de son temps debout ou en mouvement. En service, la distance parcourue par un(e) infirmier(e) atteint en moyenne 5,8 à 9,6 kilomètres par poste, selon la durée du temps de travail.1.2
Les pieds, les hanches, les chevilles, les genoux et le dos supportent cette contrainte quotidiennement, sur des sols durs et parfois glissants.
Le rythme de travail accentue la contrainte : piétinement prolongé pendant les soins, allers-retours entre les chambres, transferts de patients. Avec une chaussure inadaptée, la fatigue s’installe plus vite, les douleurs apparaissent plus tôt et le risque de chute augmente.
Impact des chaussures sur la posture et la fatigue au travail
Les douleurs du pied et de la cheville font partie des troubles musculo-squelettiques les plus fréquents chez les infirmier(e)s.3.4 Selon le contexte, 23 à 55 % des infirmier(e)s sont concerné(e)s, et la station debout prolongée multiplie par 1,7 le risque de douleur au pied.4
Les mécanismes en jeu touchent l’ensemble du corps, du pied jusqu’au rachis lombaire.
Chaîne posturale et maux de dos
Chez les soignant(e)s, les maux de dos sont le trouble musculo-squelettique (TMS) le plus fréquent (71 %) et leur lien avec les chaussures est direct, car elles constituent l’unique interface entre le corps et le sol.3
Quand le pied manque de soutien, les chevilles, les genoux, les hanches ainsi que le rachis lombaire compensent. Ce déséquilibre se transmet du pied vers le dos, étape par étape : c’est la chaîne posturale ascendante.5
Une semelle plate sans amorti absorbe mal les chocs et augmente l’activité musculaire du tronc, ce qui surcharge les muscles du bas du dos.6,7 À l’inverse, un bon amorti est associé à moins de douleurs hanches/cuisses, zone charnière entre les membres inférieurs et le rachis.3
Enfin, un maintien adapté du talon limite les compensations ascendantes et réduit le risque de douleurs lombaires.6
Voûte plantaire et aponévrose
La voûte plantaire absorbe les chocs à chaque pas. Lors de longues gardes, elle s’affaisse progressivement sous l’effet de la charge et de la fatigue. Entre 8,6 et 47 % des infirmier(e)s rapportent des douleurs au niveau de la partie interne de la voûte plantaire, avec un pic chez les soignant(e)s au bloc opératoire.1.3.7
Cet affaissement modifie la répartition des pressions sous le pied et augmente les tensions sur l’aponévrose plantaire, le tissu fibreux qui relie le talon aux orteils. Un soutien adapté limite la déformation des structures internes et réduit les tensions sur l’aponévrose plantaire.3.7
Circulation sanguine et endurance
La station debout prolongée freine le retour veineux des membres inférieurs. Le sang stagne dans les veines des jambes, l’apport en oxygène vers les muscles diminue et la fatigue s’installe plus vite. Cette stase entraîne une sensation de jambes lourdes et des œdèmes en fin de garde.4.6
À chaque pas, deux pompes complémentaires propulsent le sang veineux vers le cœur : 8
- La pompe veineuse du pied est assurée par la compression des veines plantaires.
- La pompe musculaire du mollet est assurée par compression des veines profondes.
La pompe plantaire fonctionne principalement de manière dynamique. Elle s’active lors de la marche, mais est limitée en station statique. La semelle permet de moduler l’efficacité du retour veineux en influençant le déroulé du pas.
Une chaussure trop rigide limite le déroulé physiologique du pas et réduit l’activation de la pompe veineuse plantaire. Une chaussure trop serrée peut comprimer les structures veineuses superficielles du dos du pied.
Le choix du chaussant influence donc l’efficacité des mécanismes dynamiques du retour veineux.9
→ Soutien de la voûte plantaire, pompe veineuse plantaire, retour veineux musculaire : le choix de la chaussure agit sur chacun d’entre eux.
Crocs pour infirmier(e)s : avantages et inconvénients
Les Crocs comptent parmi les chaussures les plus portées en milieu hospitalier.10 Leur succès repose sur trois arguments : légèreté, prix et facilité d’entretien. Mais leur conception présente aussi des limites documentées par les études.
Avantages des Crocs : légèreté et hygiène
Les Crocs sont fabriquées en résine cellulaire brevetée (Croslite), une matière très légère. La tige et la semelle forment une seule pièce moulée, ce qui donne à la chaussure sa souplesse et son amorti.11
Cette semelle amortissante procure une sensation de légèreté et de confort au soignant lors de longues gardes. Ce confort ressenti ne constitue pas pour autant un moyen de prévention des pathologies podologiques ou musculo-squelettiques.
Elle se lave en machine ou dans un autoclave, ce qui garantit une hygiène compatible avec le bloc opératoire.12
La sangle arrière maintient le talon et stabilise l’ensemble du pied. Les muscles des jambes travaillent moins pour garder l’équilibre, ce qui économise l’énergie du soignant tout au long de la garde.
Inconvénients des Crocs : maintien et usure
Sans la sangle, le pied bouge librement dans la chaussure. Pour compenser, le/la soignant(e) élargit son pas et modifie sa posture naturelle.11
« Un maintien insuffisant du pied peut entraîner une sollicitation accrue des articulations sus-jacentes, notamment la cheville et le genou, pour stabiliser l’appui. Lors du déroulé du pas, une propulsion moins efficace peut majorer la fatigabilité en fin de journée», souligne Mickaël Lefebvre, podologue.
Elles favorisent une position du pied plus « plate » ou en flexion plantaire, ce qui réduit l’efficacité de la propulsion.13
Les modèles perforés exposent le pied aux projections de liquides biologiques et aux blessures par objets tranchants.
En ce qui concerne l’adhérence, les Crocs offrent des performances inférieures aux chaussures professionnelles antidérapantes. En situation de glissade, la récupération de l’équilibre sollicite davantage le système postural.5 L’usure progressive de la semelle accentue ce risque : le relief s’atténue et l’adhérence au sol diminue.
Sabots médicaux : quelles différences ?
Le terme « sabot » regroupe une catégorie large de chaussures hospitalières. Les Crocs en sont une variante moderne. Le sabot médical traditionnel se distingue par une semelle en bois et une tige en cuir ou microfibre, ce qui les rend plus lourds.3
Certains fabricants avancent que la surélévation du talon (inférieure à 2,5 cm) favorise une position naturelle du pied et diminue les tensions sur la chaîne postérieure.
« En pratique, ces effets peuvent s’observer au niveau du mollet et du bas du dos », précise Amel Benlefki, podologue.
« Toutefois, cette surélévation n’est ni nécessaire ni protectrice en l’absence de pathologie », complète Pierre Schlienger, podologue.
« Elle peut présenter un intérêt en station debout prolongée et statique pour prévenir ou soulager certaines douleurs calcanéennes, sans constituer un gage de sécurité universel » ajoute-t-il.
Par ailleurs, le talon ouvert de ces modèles offre un maintien réduit par rapport aux chaussures fermées ou équipées d’une sangle.10
Baskets pour infirmier(e)s : avantages et inconvénients
Les baskets sont aujourd’hui de plus en plus privilégiées comme option par les infirmier(e)s.
Points forts des baskets : amorti et soutien
Les baskets équipées d’une semelle amortissante en EVA (éthylène-acétate de vinyle), un polymère léger et souple, offrent un bon soutien et absorbent une partie des chocs à chaque pas. Cet amorti limite les contraintes mécaniques sur les pieds et les membres inférieurs lors de gardes de 12 heures.14
Leur conception enveloppante assure un bon maintien du pied et de la cheville. Les baskets permettent au talon de bouger de manière solidaire avec le pied, ce qui évite les compensations posturales douloureuses et réduit le risque de TMS des hanches et du dos.5
Entièrement fermées, ces chaussures protègent également contre les chocs et les projections de liquides biologiques.
| Remarque : Les baskets sont compatibles avec le port de semelles orthopédiques en cas de troubles de la statique (pied, genou, dos). |
Inconvénients des baskets : entretien et hygiène
Les baskets en tissu ou dotées de lacets sont plus difficiles à nettoyer et à désinfecter. Elles favorisent la transpiration et peuvent rester humides lors de soins mouillants (toilettes, changes), ce qui augmente le risque de macération.
Il est donc important de privilégier des modèles imperméables et lavables, afin de limiter la contamination et le risque infectieux.
Baskets ou Crocs : comparatif en service de soins
Tableau 1 – Baskets ou Crocs : le comparatif pour choisir : 3.5.10–13
| Baskets | Crocs | |
| Amorti | Très bon (réduit la pression plantaire) | Bon (matériau souple et léger) |
| Maintien du pied | Optimal (talon et cheville sécurisés) | Dépend de l’utilisation de la sangle |
| Hygiène | Plus difficile à désinfecter selon la matière | Lavables en machine/autoclavables |
| Adhérence | Semelle antidérapante certifiée | Inférieure à celle des modèles professionnels |
| Protection | Complète pour les modèles imperméables (chocs + projections) | Insuffisante si le modèle est perforé |
| Poids | Plus lourdes | Ultra légères |
| Semelles orthopédiques | Compatibles | Moins adaptées |
Les baskets offrent une interface plus stable entre le pied et le sol, ce qui facilite les déplacements rapides en toute sécurité. Les baskets antidérapantes certifiées sont également plus efficaces pour prévenir les chutes sur sols contaminés.
Une étude menée auprès de 147 soignant(e)s au bloc opératoire confirme cette tendance : le confort perçu est plus élevé avec des baskets qu’avec des sabots en EVA (de type Crocs).3
Les Crocs gardent leur pertinence au bloc opératoire grâce à leur lavabilité, à condition d’utiliser la sangle arrière et un modèle fermé.12
→ Au bloc opératoire, la SFAR et la SF2H recommandent de ne pas accompagner les chaussures dédiées de surchaussures, leur inefficacité sur la contamination environnementale étant documentée et leur manipulation comportant un risque de contamination des mains.
| À retenir : Dans la plupart des services de soins, les baskets offrent le meilleur compromis entre confort, maintien et protection. Les Crocs sont indiquées dans les environnements avec des exigences d’hygiène strictes, comme le bloc opératoire, lorsqu’un lavage en autoclave est nécessaire de façon régulière. |
Adapter son choix au contexte de travail
D’autres environnements imposent des contraintes particulières qui orientent ou restreignent le choix du chaussant.
Au SMUR (Structure Mobile d’Urgence et de Réanimation), les interventions se déroulent à l’extérieur sur des terrains variés : escaliers d’immeubles, chaussée mouillée, surfaces instables. Les sabots et Crocs ne sont pas adaptés à ce contexte. Les baskets fermées avec semelle antidérapante et maintien de la cheville offrent la stabilité et la protection nécessaires lors de déplacements rapides avec du matériel.
Dans les secteurs protégés (unités de greffe, onco-hématologie), le protocole d’hygiène du service définit les chaussures autorisées. Ces modèles, généralement fournis par l’établissement, sont dédiés au secteur et ne doivent pas en sortir.
Normes et sécurité : ce qu’il faut vérifier
Les chaussures dans les établissements de santé sont des Équipements de Protection Individuelle (EPI). Elles doivent agir comme une barrière contre les risques biologiques et mécaniques présents dans les services.12
Normes CE et EN ISO 20347
Le marquage CE est obligatoire pour toute chaussure de travail vendue en Europe.
La norme de référence est l’EN ISO 20347 : 2021, spécifique aux « chaussures de travail sans embout de protection ». Elle définit des exigences de résistance au glissement, à l’abrasion, à la flexion et de perméabilité à la vapeur d’eau.15
En complément, les instances de santé (SFAR/SF2H) recommandent pour le milieu médical des modèles entièrement fermés, sans perforations, afin de protéger le pied des projections biologiques et des objets tranchants. Le choix de matériaux étanches et lavables (machine ou autoclave) relève également de ces recommandations professionnelles.12
Semelles antidérapantes : SRA, SRB ou SRC
Les glissades et chutes figurent parmi les accidents du travail courants chez les soignant(e)s et le personnel de santé. Ils sont inclus dans les risques professionnels reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé pour le secteur de la santé. 16
Les chaussures font partie des mesures de prévention et trois niveaux d’adhérence existent :
- SRA (testée sur céramique mouillée).
- SRB (testée sur acier recouvert de glycérine).
- SRC, qui cumule les deux.
| Remarque : 17 Une étude menée auprès de professionnel(le)s de la santé au Royaume-Uni a comparé des chaussures antidérapantes de haute adhérence à des chaussures habituelles. Les résultats montrent que les chaussures antidérapantes ont réduit les glissades d’environ 37 % et les chutes liées à une glissade d’environ 49 % dans le groupe qui les portait. |
Prise en charge des chaussures par l’employeur
Le prix de base d’une paire de chaussures adaptées au travail en établissement de santé varie selon le modèle, la marque et le niveau de certification. La question de la prise en charge dépend du statut de l’établissement et des textes applicables.
Fonction publique hospitalière
Les agents de la fonction publique hospitalière peuvent bénéficier de l’ICPE (Indemnité de Chaussures et de Petit Équipement) : 32,74 €/an (Arrêté du 31 décembre 1999).18 Cette indemnité couvre les chaussures et le petit équipement. Elle n’est pas versée si l’établissement fournit les chaussures.
Établissements privés
Les conventions collectives de l’hospitalisation privée ne prévoient pas de primes chaussures pour les soignant(e)s.
Toutefois, si l’employeur impose des critères dans le règlement intérieur, il doit fournir les chaussures ou rembourser les frais occasionnés.19
Au bloc opératoire, de nombreux établissements mettent à disposition un stock collectif de chaussures dédiées, ce qui facilite le circuit de lavage et le contrôle de l’usure.12
Conseils de podologues pour faire le bon choix
« Être à l’écoute de son corps. »
Il est important d’être à l’écoute de son corps. Si les mêmes douleurs apparaissent après une journée de travail, il faut penser à réadapter son chaussant et à consulter pour avoir un avis sur le type de chaussant selon sa posture.
Amel Benlefki – podologue du sport/posturologue.
« La notion de chaussure idéale doit rester individualisée. »
En pratique, il n’existe pas de chaussure idéale universelle pour les soignant(e)s. Le confort dépend de nombreux facteurs : morphologie du pied, posture, type de service et durée des gardes.
Dans la majorité des services de soins, les baskets professionnelles fermées offrent un bon équilibre entre maintien, amorti et stabilité, ce qui les rend généralement mieux tolérées sur le long terme. Les Crocs et sabots conservent néanmoins leur intérêt dans certains contextes, notamment au bloc opératoire pour des raisons d’hygiène, à condition d’assurer un minimum de maintien et d’adhérence.
La notion de chaussure idéale doit donc être individualisée. Lorsque des douleurs apparaissent ou se répètent après le travail, un bilan podologique permet d’orienter le choix du chaussage et, si nécessaire, d’envisager des semelles orthopédiques personnalisées.
Pierre Schlienger – podologue et créateur du média Allopodo.
« Il n’existe pas de modèle universellement adapté. »
Pour travailler en milieu hospitalier ou plus largement dans le secteur du soin, le choix et le modèle de chaussures restent surtout individuels, car chaque pied et chaque posture sont différents.
Il est essentiel de porter des chaussures offrant confort, maintien et sécurité. Les modèles doivent protéger les pieds et les étages supérieurs grâce à un bon amorti, maintenir correctement le talon pour préserver l’équilibre et la posture, et disposer de semelles antidérapantes et faciles à nettoyer pour les sols humides ou exposés aux produits.
Les Crocs fermés, les baskets de travail et les sabots médicaux peuvent tous convenir, selon le niveau de soutien, de praticité et de normes d’hygiène recherchés. Il peut également être utile d’alterner entre deux modèles de chaussures au cours de la semaine afin de réduire la fatigue et les pressions répétées sur les mêmes zones du pied.
Même avec des chaussures adaptées, des douleurs peuvent persister ou apparaître. Dans ce cas, il est important de consulter un podologue pour obtenir des conseils personnalisés et prévenir les problèmes à long terme.
Mickaël Lefebvre – podologue.
Conclusion
Le choix de la chaussure idéale dépend du lieu de travail, des préférences du/de la soignant(e) et de ses éventuels troubles posturaux. Baskets, Crocs et sabots médicaux : chaque type de chaussure possède ses avantages et ses inconvénients.
Pour les infirmier(e)s et aides-soignant(e)s en service de soins, les baskets offrent le meilleur compromis entre confort, maintien du pied et durabilité. Leur forme ergonomique et leur semelle amortissante aident à réduire la fatigue lors de longues gardes.
Au bloc opératoire, les sabots en résine cellulaire restent une option pertinente grâce à leur facilité d’entretien et à leur prix accessible.
Quel que soit le modèle choisi, privilégiez une chaussure fermée, antidérapante (norme SRC) et facile à nettoyer. Ces caractéristiques protègent contre les chutes et les projections et garantissent une hygiène adaptée au milieu médical.
Remerciements
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Amel BENLEFKI (podologue du sport/posturologue), Pierre Schlienger (podologue et créateur du média Allopodo) et Mickaël Lefebvre (podologue) qui ont contribué à la relecture de cet article et apporté des témoignages constructifs.
Nous remercions également Isabelle BATAILLE (cadre de santé et formatrice en IFSI), Aude PALLIER (formatrice et référente en santé), Marielle LABORDE (formatrice en santé) et Badia JABRANE (directrice pédagogique) pour leur relecture et leur contribution à la qualité pédagogique des contenus.
Chez Réussis ton IFSI, nous nous engageons à proposer des contenus d’une fiabilité inégalée. En complément de l’expertise interne de notre équipe habituelle, nous valorisons l’apport de professionnel(le)s extérieur(e)s qualifié(e)s qui enrichit nos articles de perspectives nouvelles.
Sources
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