La médecine polyvalente offre un environnement d’apprentissage incomparable pour les stagiaires en soins infirmiers. Ce service hétérogène accueille des patients aux pathologies multiples, dans des domaines variés tels que la neurologie, la cardiologie, la pneumologie, et bien plus encore.

En médecine polyvalente, la prise en charge se concentre principalement sur des patients polypathologiques de tous âges, qui ne relèvent pas spécifiquement d’une autre spécialité. Ce service met l’accent sur la gestion des maladies affectant simultanément plusieurs organes internes, une situation fréquemment rencontrée chez les personnes âgées.1.2

Dans ce service, l’objectif est de traiter les pathologies médicales et gériatriques, de prendre en charge les patients pendant la phase initiale de leur maladie, de poser un diagnostic précis grâce à des examens appropriés, et de mettre en place un traitement efficace. Par ailleurs, une attention particulière est portée à la recherche de solutions pour l’avenir du patient.

Dans cet article, nous aborderons tout ce que vous devez savoir avant de débuter un stage en médecine polyvalente, des pathologies rencontrées jusqu’aux compétences à valider.

infographie - service de médecine polyvalente

Typologie du lieu de stage et particularités du service de médecine polyvalente

Le stage en médecine polyvalente s’inscrit dans la typologie des soins de courte durée (SCD), avec une durée moyenne de séjour des patients de 8 à 15 jours.1.3.4 Le service de médecine polyvalente fonctionne en continu, avec une organisation en horaires de jour et de nuit, ainsi que pendant les week-ends et jours fériés. 

Les patients sont généralement admis dans ce service depuis les urgences, d’autres services hospitaliers, d’autres structures de santé telles que les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou les SSR (Soins de Suite et de Réadaptation), ou directement depuis leur domicile. Les admissions peuvent se faire à tout moment, en fonction des besoins et des disponibilités du service. Dans certains cas, les hospitalisations peuvent être programmées à l’avance, permettant aux patients et à leurs familles de s’organiser en conséquence.

Le service de médecine polyvalente accueille une population variée, avec une moyenne d’âge de 74 ans.4 Cette variété d’âges et de problématiques de santé représente un défi stimulant pour les infirmier(e)s en formation, qui auront l’occasion de se familiariser avec une large gamme de pathologies et de soins. Que ce soit dans le domaine des addictions, de la santé mentale, de la médecine générale, de la cancérologie ou de la neuro-gériatrie, vous serez amené(e) à prendre en charge une diversité de patients, ce qui vous permettra de développer vos compétences et votre capacité d’adaptation.

Quant à la charge de travail, il n’existe aucune réglementation légale fixant un nombre minimal ou maximal de patients par infirmier(e) en médecine polyvalente.7 Néanmoins, dans la pratique, chaque infirmier(e) se voit généralement attribuer une charge de travail de l’ordre de 10 à 15 patients.6

Lexique en service de médecine polyvalente

Chaque service médical a son propre jargon, composé d’une variété d’acronymes et de termes techniques spécifiques à la spécialité.4

Par exemple, en médecine polyvalente, vous entendrez :

  • AEG : altération de l’état général
  • AVC : accident vasculaire cérébral
  • AVK : antivitamines K 
  • BAV : bloc auriculo-ventriculaire
  • BMR : bactéries multirésistantes 
  • BPCO : bronchopneumopathie chronique obstructive
  • CGR : concentré de globules rouges
  • CIP chambre implantable 
  • CRP : protéine C-réactive
  • ECBU : examen cytobactériologique des urines
  • ECG : électrocardiogramme
  • EVA : échelle visuelle analogique 
  • FC : fréquence cardiaque 
  • FR : fréquence respiratoire
  • HGT hémoglucotest 
  • HbA1c : hémoglobine glyquée 
  • Hb : hémoglobine
  • HTA : hypertension artérielle, 
  • HTO : hypotension orthostatique, 
  • IDM : infarctus du myocarde
  • IRM : imagerie par résonance magnétique 
  • MADD : maintien à domicile difficile
  • NFS : numération formule sanguine
  • OAP : œdème aigu du poumon
  • PICC : Peripherally Inserted Central Catheter (cathéter central inséré par voie périphérique)
  • PSE : pousse-seringue électrique
  • RCP : réanimation cardio-pulmonaire
  • SAO2 : saturation artérielle en oxygène 
  • SAT : saturation en oxygène
  • SCA : syndrome coronarien aigu
  • SC : sous-cutané
  • SDRA : syndrome de détresse respiratoire aiguë
  • SNG : sonde naso-gastrique
  • SSIAD : service de soins infirmiers à domicile
  • TCA : temps de céphaline activée 
  • TDM : tomodensitométrie
  • TP : temps de prothrombine
  • VNI : ventilation non invasive

Cette liste d’acronymes n’est pas exhaustive et vous aurez l’opportunité de vous familiariser avec elle pendant le stage. Si vous rencontrez des difficultés pour comprendre certains termes, n’hésitez pas à demander des explications aux professionnels de santé qui vous encadrent. 

infographie -Le test d'hypotension orthostatique (test de Schellong)

Pathologies rencontrées et facteurs de risque en service de médecine polyvalente

Pathologies rencontrées en service de médecine polyvalente

Les infirmier(e)s en médecine polyvalente prennent en charge une variété de patients présentant diverses pathologies. 

Ces patients peuvent souffrir de : 1.4

Pathologies respiratoires : les pathologies respiratoires sont souvent rencontrées dans ce type de service. Elles peuvent comprendre la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la pneumonie d’inhalation, et diverses infections virales, notamment la grippe et la COVID-19, qui peuvent entraîner des complications sévères chez certains patients. 

Pathologies cardiaques : les maladies comme l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque et la fibrillation auriculaire sont fréquemment rencontrées, tout comme l’hypertension artérielle. Le service de médecine polyvalente joue un rôle clé dans la stabilisation de ces patients, ainsi que dans la prévention des complications potentielles.

Pathologies neurologiques : les patients peuvent aussi être admis suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), à la présence de troubles cognitifs ou encore à des crises d’épilepsie. Ces pathologies demandent une attention particulière et une prise en charge multidisciplinaire.

Pathologies liées à une perte d’autonomie : cette catégorie englobe diverses pathologies comme l’altération de l’état général, la dénutrition, les chutes à répétition et des maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

Pathologies infectieuses : les infections, qu’elles soient d’origine urinaire, pulmonaire ou systémique (septicémie), représentent également une grande partie des cas en médecine polyvalente.

Troubles cutanés : escarres, rhabdomyolyse, ulcères artériels, érysipèle, plaies diabétiques.

Pathologies associées à  l’endocrinologie : diabète.

Pathologies hématologiques : anémie. 

Pathologies neuro-gériatriques : bilan d’autonomie et dépendance, bilan des fonctions cognitives, troubles du comportement de la personne âgée, troubles alimentaires. 

Facteurs de risque rencontrés en médecine polyvalente

De nombreux facteurs de risque sont présents chez les patients de médecine polyvalente. Parmi ceux-ci, nous pouvons mentionner :

L’âge avancé : l’incidence de nombreuses maladies augmente avec l’âge. Les patients âgés sont plus susceptibles de souffrir de plusieurs pathologies médicales et sont plus vulnérables face à la dénutrition et aux infections.

La précarité : qu’elle soit financière ou sociale, la précarité peut être un facteur de risque majeur de maladie. Elle peut entraver l’accès aux soins et conduire à une mauvaise observance du traitement.

Les dépendances : l’abus de substances, comme le tabac et l’alcool, est un facteur de risque majeur de nombreuses maladies. Il est crucial d’identifier ces dépendances et de soutenir les patients dans leur lutte contre celles-ci.

Les troubles psychiatriques : Les troubles psychiatriques, comme la dépression, peuvent compliquer la gestion des autres conditions de santé et influencer négativement la qualité de vie du patient.

Le surpoids et l’obésité : ces conditions sont associées à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète et de certaines formes de cancer.

Il est essentiel que vous soyez informé(e) des facteurs de risque et des pathologies associées, afin de dispenser des conseils de qualité aux patients. Vous pourrez, par exemple, leur donner des recommandations pour adopter un mode de vie sain ou encore les informer sur l’importance de respecter leur traitement médicamenteux.

infographie - Comparaison entre l'anatomie d'un cerveau sain et d'un cerveau atteint d'Alzheimer

Spécificités du service de médecine polyvalente

Un service de médecine polyvalente est caractérisé par sa capacité à accueillir et à prendre en charge une large variété de pathologies, nécessitant une expertise médicale étendue. Il se distingue des autres services par plusieurs spécificités qui sont essentielles pour comprendre le fonctionnement et l’organisation de ce type de service.4

Prise en charge globale du patient : Dans un service de médecine polyvalente, l’approche de soins est généralement holistique, ce qui signifie que le patient est pris en charge dans sa globalité. Les symptômes spécifiques de la maladie, les comorbidités, les facteurs psychosociaux et les besoins spécifiques du patient sont pris en compte.

Parcours de soins : Le parcours de soins d’un patient dans un service de médecine polyvalente peut être complexe, avec des interventions impliquant divers professionnels de la santé. Dès son admission, un recueil infirmier est effectué, suivi de la prise des constantes, d’un ECG, d’une pesée et d’un inventaire. Le médecin interroge ensuite le patient et effectue une auscultation. Selon les besoins du patient, des interventions supplémentaires peuvent être nécessaires, comme l’instauration d’un régime alimentaire spécifique, la mise en place d’un matelas anti-escarre, ou d’autres mesures de prévention.

Prévention et éducation thérapeutique : Dans un service de médecine polyvalente, une attention particulière est accordée à la prévention et à l’éducation thérapeutique. Les patients sont souvent encouragés à participer activement à leur propre soin, et à adopter des comportements sains pour prévenir les complications ou la récidive de leur maladie. Les infirmières jouent un rôle clé dans ce processus, en fournissant des informations pertinentes, en établissant un dialogue ouvert avec le patient, en suivant ses progrès et en augmentant l’efficacité et la sécurité du soin.

Gestion des risques : Enfin, la gestion des risques est un aspect crucial de la pratique en médecine polyvalente. Cela implique la mise en place de mesures pour prévenir les escarres, les chutes, les erreurs médicamenteuses et autres complications potentielles. La surveillance des patients, en particulier ceux qui présentent des risques élevés, est une priorité constante.

Équipe multidisciplinaire : La prise en charge des patients en médecine polyvalente implique souvent une collaboration étroite entre différentes spécialités médicales (pneumologie, cardiologie, gastro-entérologie, neurologie, etc.) ainsi qu’avec les professionnels paramédicaux (infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, etc.).

Réadaptation et réhabilitation : Une partie importante du travail en médecine polyvalente est dédiée à la réadaptation et à la réhabilitation des patients afin de les aider à retrouver leur autonomie fonctionnelle et leur qualité de vie après une maladie grave ou une intervention chirurgicale.

Éducation des patients : Les équipes du service de médecine polyvalente fournissent aux patients et à leurs familles des informations détaillées sur la maladie, les traitements, les mesures préventives et les soins à domicile, afin de favoriser l’autogestion de la santé.

En somme, un service de médecine polyvalente est un environnement de soins dynamique et complexe, qui nécessite une large gamme de compétences et une capacité à fournir des soins centrés sur le patient. Le personnel infirmier joue un rôle essentiel dans le fonctionnement efficace de ce service, en assurant une prise en charge complète et holistique des patients.

Actes et soins infirmiers effectués en médecine polyvalente

Au cours de votre journée de travail, vous serez amené(e) à effectuer de nombreux actes et soins, parmi lesquels on peut citer : 1.4.6

  • Administration de traitements oraux, intraveineux et sous-cutanés (comprenant le calcul de doses en tenant compte de la règle des 5B)
  • Aide alimentaire
  • Aspiration de mucosités
  • Électrocardiogrammes et autres tests diagnostics
  • Entretien d’accueil 
  • Évaluation de la douleur 
  • Gestion de l’oxygénothérapie et des dispositifs respiratoires
  • Gestion des PICC Lines, CIP
  • Installation et surveillance de VNI (ventilation non invasive)
  • Maintien de l’hygiène de l’environnement du patient
  • Mesures des paramètres vitaux
  • Organisation et coordination de la sortie des patients
  • Pose d’une alimentation parentérale 
  • Pose de voies d’abord veineuses, et la surveillance et la gestion des complications potentielles
  • Pose et surveillance de sondes à demeure
  • Pose et surveillance de sondes naso-gastriques
  • Prélèvements bactériologiques : crachats, selles, sécrétions nasales, urines, sang
  • Prélèvements capillaires et surveillance de la glycémie
  • Prélèvements sanguins et gazométries artérielles.
  • Préparation des patients pour divers examens, y compris radiologiques et biologiques
  • Soins d’hygiène de gastrostomie
  • Soins d’hygiène et de confort 
  • Soins palliatifs et de fin de vie
  • Soutien psychologique aux patients et à leur famille, y compris éducation thérapeutique
  • Surveillance des paramètres vitaux et de l’état neurologique du patient
  • Surveillance et prévention des complications liées à l’immobilité, telles que les escarres, la constipation, les thromboses veineuses profondes, etc.
  • Surveillance et réalisation de pansements complexes
  • Surveillance locale de divers points d’intervention ou d’injection

Vous trouverez, dans l’unité d’enseignement 4.4 de Réussis ton IFSI, des renseignements approfondis sur la méthode de chacun de ces soins.

infographie - Règle des 5 B pour prévenir les erreurs médicamenteuses

Les traitements administrés en médecine polyvalente

La pharmacologie en médecine polyvalente comprend une variété de médicaments, tels que :

Anti-inflammatoires et antalgiques de différents paliers : ces médicaments sont indispensables pour la gestion de la douleur et de l’inflammation, que cela soit dû à une blessure aiguë, une chirurgie, ou une affection chronique.

Antiarythmiques, anticoagulants, et antihypertenseurs : ces traitements du système cardiovasculaire permettent de contrôler le rythme cardiaque, de prévenir la formation de caillots sanguins et de réguler la tension artérielle.

Antibiotiques et antifongiques : ces médicaments sont utilisés pour lutter contre les infections bactériennes et fongiques.

Antidiabétiques : ils sont administrés pour contrôler le taux de glucose dans le sang.

Antidépresseurs, anxiolytiques, et régulateurs de l’humeur : ces traitements sont indispensables pour la prise en charge des troubles psychiatriques.

Antiépileptiques : ils sont utilisés pour contrôler les crises d’épilepsie.

Bronchodilatateurs et aérosolthérapie : ces traitements sont essentiels pour la gestion des affections respiratoires.

Diurétiques : ils permettent de traiter l’excès de fluides dans le corps, généralement dû à l’insuffisance cardiaque.

Hypnotiques : ces médicaments sont utilisés pour gérer l’insomnie et les autres troubles du sommeil.

Hypolipémiants : ils sont prescrits pour contrôler les niveaux de lipides dans le sang.

Laxatifs : ils aident à gérer la constipation et d’autres problèmes digestifs.

Vitaminothérapie : l’administration de vitamines peut être nécessaire en cas de carence nutritionnelle.

Au-delà de ces médicaments, la médecine polyvalente fait également appel à diverses interventions non médicamenteuses, telles que l’hydratation, l’oxygénothérapie, la contention, les pansements, et l’entretien d’aide.

Toutes ces classes thérapeutiques sont traitées en détail dans l’unité d’enseignement 2.11, disponible sur la plateforme Réussis ton IFSI.

Connaissances spécifiques en médecine polyvalente

Dans la médecine polyvalente, le défi se situe dans la grande diversité des pathologies rencontrées. Les soignants doivent acquérir un ensemble large et complet de compétences. Voici quelques points essentiels à maîtriser avant d’entamer un stage dans cette discipline :

Normes des paramètres vitaux : Une excellente compréhension des valeurs normales des paramètres vitaux (température, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, pression artérielle) est indispensable.

Anatomie et physiologie humaine : Il est essentiel d’avoir une connaissance approfondie de l’anatomie et de la physiologie des principaux systèmes corporels. Cela vous permet de comprendre la manifestation des différentes pathologies.

Calcul de doses : Les calculs de doses sont fréquemment nécessaires en médecine polyvalente pour l’administration des thérapeutiques.

Traitements et surveillance : Il est essentiel de connaître les traitements de base, leurs risques, et la surveillance qui en découle, pour offrir des soins adaptés.

Précautions standards et complémentaires : Dans le cadre de la prise en charge des patients en isolement, il est crucial de maîtriser les normes d’hygiène, d’asepsie et les précautions à prendre.

Compréhension des termes spécifiques : Une recherche préalable des définitions des termes spécifiques tels que l’addiction, l’agressivité, la dénutrition, l’infection, et la souffrance psychique permettra de mieux appréhender les différents cas cliniques rencontrés.

Pathologies prévalentes : L’élaboration de fiches de révisions sur les pathologies prévalentes du service, y compris l’alcoolisme, permet une meilleure compréhension et gestion des cas rencontrés. Les facteurs favorisants, les signes cliniques et les traitements associés à chaque pathologie doivent être compris.

L’acquisition de ces connaissances spécifiques et la préparation préalable sont des étapes essentielles pour une expérience de stage fructueuse en médecine polyvalente.

Objectifs de stage en médecine polyvalente

En stage de médecine polyvalente, vous pourrez acquérir et valider différentes compétences, en fonction de votre niveau et de vos objectifs.1.3.6

Notre équipe a publié un article sur la rédaction de vos objectifs de stage : Comment rédiger des objectifs de stage infirmier

Voici une liste non exhaustive de compétences requises dans la structure d’accueil : 

  • Accueillir et écouter la personne soignée et son entourage.
  • Administrer différentes thérapeutiques et surveiller leurs effets.
  • Aider à la mobilisation et aux déplacements des patients.
  • Connaître les traitements principaux utilisés dans le service, leurs effets secondaires et les actions infirmières en lien.
  • Conseiller l’entourage de la personne sur les soins et les moyens mobilisables.
  • Développer des compétences de communication efficaces pour établir une relation de confiance avec le patient et son entourage.
  • Développer la capacité de recueillir et interpréter correctement les données cliniques du patient.
  • Développer une compétence dans la gestion de toutes les étapes de l’admission d’un patient, de l’accueil à l’établissement de la macrocible d’entrée.
  • Développer une compétence dans la participation aux transmissions orales et la rédaction de transmissions écrites pertinentes.
  • Effectuer le recueil de données et l’inventaire.
  • Élaborer un plan de soins adapté au patient 
  • Être capable d’effectuer une évaluation clinique de l’état général du patient.
  • Évaluer la douleur, l’efficacité des antalgiques et connaître la conduite à tenir en cas de surdosage.
  • Évaluer le degré d’autonomie ou de dépendance du patient dans les activités de la vie quotidienne.
  • Fournir des soins d’hygiène personnelle en fonction du degré d’autonomie du patient.
  • Offrir des soins pour le bien-être et le soulagement de la souffrance physique et psychologique.
  • Organiser le devenir du patient avec l’équipe pluridisciplinaire.
  • Prévenir les complications possibles liées à l’alitement prolongé.
  • Savoir effectuer les soins évoqués ci-dessus (en fonction de votre expérience).
  • Savoir évaluer les connaissances du patient sur ses pathologies et commencer une éducation thérapeutique si nécessaire.
  • Suivre les personnes dans des situations spécifiques liées au cycle de la vie, par exemple en phase terminale ou vivant une situation difficile.
  • Surveiller les dispositifs médicaux (VVP, SAD…).
  • Travailler en collaboration avec les autres professionnels de santé afin de garantir la meilleure prise en charge possible. 

Professionnels rencontrés en médecine polyvalente

Ceci dépend de l’établissement dans lequel vous serez en stage, mais, en général, vous rencontrerez : 3.5

  • Aide-soignant(e) 
  • ASH
  • Assistant(e) social(e)
  • Brancardier(e)
  • Cadre de santé 
  • Cardiologue
  • Coiffeuse
  • Diététicien(ne)
  • Ergothérapeute
  • Interne 
  • Kinésithérapeute 
  • Lingère 
  • Manipulateur radio
  • Médecin 
  • Médecin spécialiste : endocrinologue, cardiologue, neurologue, pneumologue
  • Nutritionniste 
  • Orthophoniste
  • Ostéopathe
  • Pneumologue
  • Psychologue
  • Secrétaire médicale
  • Stomathérapeute

Témoignage d’une infirmière en médecine polyvalente

infographie - Témoignage d'une infirmière en médecine polyvalente

Dans le cadre de notre série « Guides de stages infirmiers », nous tenons à ce que chaque article soit rédigé par un(e) infirmier(e) expérimenté(e) qui exerce dans le lieu de stage concerné. Pour ce guide du stage infirmier en médecine polyvalente, nous avons eu la chance de collaborer avec Pauline, une infirmière aguerrie exerçant dans ce service.

Dans le cadre de la rédaction de cet article, Pauline a non seulement contribué par son expertise, mais a généreusement accepté de partager son expérience personnelle en médecine polyvalente, ainsi que ses précieuses recommandations pour les étudiant(e)s sur le point de débuter un stage dans ce service : 

Pourquoi as-tu choisi de travailler en médecine polyvalente ?

J’ai débuté le métier dans un service de rééducation, puis je me suis dirigée vers ce service pour enrichir mon expérience. Ce domaine m’a offert un grand nombre d’apprentissages, tant au niveau théorique, avec l’acquisition de connaissances sur diverses maladies et protocoles, qu’au niveau pratique, comme la pose de cathéters, les pansements, la mise en place de sondes vésicales, ou encore la réalisation de transfusions sur chambre implantable. J’étais à la recherche d’un domaine stimulant, où chaque journée apporte son lot de variété et d’imprévus. C’est exactement ce que la médecine polyvalente offre.

Qu’est-ce qui te plaît le plus en médecine polyvalente ?

Ce qui me fascine en médecine polyvalente, c’est d’abord la diversité des soins et des pathologies que nous rencontrons. Deuxièmement, ce service est rarement calme, il y a toujours une tâche à accomplir. Les hospitalisations sont généralement de courte durée, ce qui signifie un renouvellement constant des patients et une nécessité d’adaptation permanente. Chaque journée est un nouveau défi, une nouvelle occasion d’apprendre et de progresser.

Quels conseils donnerais-tu à un(e) étudiant(e) sur le point de commencer un stage en médecine polyvalente ? 

Je recommanderais avant tout de faire preuve de curiosité. C’est une qualité essentielle pour comprendre pleinement la diversité des prises en charge, les pathologies et le rôle crucial de chaque intervenant(e) dans ce service spécifique. Je l’encouragerais également à peaufiner son sens de l’organisation. Un service de médecine polyvalente est un environnement dynamique et riche en informations, et une bonne organisation sera un atout majeur pour tirer le meilleur parti de l’expérience. N’hésitez pas à prendre des initiatives, à essayer de nouvelles choses et à poser des questions. La médecine polyvalente est un formidable espace d’apprentissage. Enfin, il est primordial de maîtriser les fondamentaux théoriques, cela permet d’établir des liens plus rapidement, de réagir efficacement en cas d’urgence et de gagner la confiance de l’équipe soignante. Une solide connaissance des bases théoriques est un véritable tremplin pour une autonomie réussie et une intégration harmonieuse dans l’équipe.

Devenir infirmier(e) en médecine polyvalente

Être infirmier(e) en médecine polyvalente est une expérience véritablement enrichissante. Cette spécialité vous offre l’opportunité de plonger au cœur d’une multitude de pathologies et de pratiques de soins. En apprenant à détecter et à réagir rapidement à diverses situations d’urgence, vous développerez une capacité d’adaptation et une réactivité précieuses. 

La médecine polyvalente est un domaine où les soins prodigués sont aussi variés que les patients rencontrés. Vous serez confronté à des hospitalisations de courte durée, exigeant réactivité et capacité d’adaptation . Il s’agit d’un véritable défi quotidien, stimulant et satisfaisant à la fois.

La relation avec les patients est un autre aspect gratifiant de ce service. En aidant vos patients à traverser des moments difficiles et à comprendre leur état de santé, vous jouerez un rôle essentiel dans leur parcours de soins. Les échanges avec vos patients seront une source constante d’apprentissage et de satisfaction.

En ce qui concerne la formation, il n’y a pas de spécialisation spécifique pour les infirmier(e)s en médecine polyvalente. Cependant, l’ampleur et la diversité de cette discipline permettent d’acquérir une expertise précieuse sur une variété de pathologies, ce qui constitue un atout indéniable pour toute carrière infirmière. Par exemple, cela pourrait faciliter une transition future vers des secteurs tels que les services d’urgence, l’hospitalisation à domicile, la pratique infirmière libérale, ou la rééducation.

En conclusion, travailler en médecine polyvalente est une formidable opportunité pour tout infirmier(e) cherchant à élargir ses compétences et à vivre une expérience professionnelle variée et stimulante. C’est un choix de carrière qui promet de l’apprentissage, du défi et de la gratification au quotidien.

Sources

  1. Centre hospitalier de l’ouest vosgien site de Neufchâteau « livret d’accueil des étudiants infirmiers pôle médecine » – 02/10/2013
  2. Polyclinique Montier La Celle – ELSAN « Médecine polyvalente » 04/2023
  3. Centre Hospitalier Louis Giorgi « Livret d’accueil étudiants en soins infirmiers – Service médecine C » – 08/10/2015
  4. Institut de formation en soins infirmiers de Chartres « Livret d’accueil du pôle prun pneumologie – réanimation – urgences – neurologie médecine polyvalente » – 17/06/2021
  5. Centre Hospitalier de Condom – Cellule Qualité Gestion des Risques « Livret d’accueil du stagiaire – service de médecine polyvalente » mis à jour en 01/2017
  6. Centre Hospitalier de Givors Montgelas « Fiche de poste – Médecine polyvalente » Leroy Claire – 06/11/2020
  7. Sénat « Proposition de loi relative à l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé » rapport n° 281 (2022-2023), déposé le 25 janvier 2023